SENAFET 2026 : le pagne à 11 000 FCFA enflamme le débat sur le pouvoir d’achat des femmes tchadiennes
La senafet 2026 (Semaine nationale de la femme tchadienne) s’annonce sous tension au Tchad, la fixation du pagne officiel à 11 000 FCFA relance le débat sur l’accessibilité de la fête des femmes dans un contexte de vie chère.
Un symbole national au cœur d’une polémique sociale grandissante
La célébration de senafet 2026 au Tchad suscite déjà de vives réactions. En cause : le prix officiel du pagne du 8 mars est fixé à 11 000 FCFA sur tout le territoire national, un montant jugé élevé par de nombreuses femmes au regard du contexte socio-économique actuel.
Chaque année, la senafet s’accompagne d’un pagne emblématique, porté lors des défilés et activités. Mais pour beaucoup de ménages, ce coût représente plusieurs jours de dépenses essentielles, transformant la participation en charge financière.
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Sur les marchés et dans les quartiers, la journée de la femme devient ainsi un sujet de débat : faut-il maintenir un pagne officiel unique à ce prix ou repenser le modèle pour plus d’inclusion ? Certaines voix plaident pour une production locale moins chère ou une subvention publique.
Entre tradition du 8 mars et réalités économiques
Au-delà du tissu, la senafet révèle une tension plus profonde entre symbole
national et pouvoir d’achat. Car pour de nombreuses Tchadiennes, célébrer senafet ne devrait pas dépendre des moyens financiers.
En fixant le pagne à 11 000 FCFA, la senafet pose finalement une question essentielle : comment célébrer les droits des femmes sans créer d’exclusion économique entre elles ?
AMINA KABO DJARMAH
