Ils n’ont pas vu le Père Noël
Chaque fin d’année, Noël revient avec son lot de promesses : partage, solidarité et sourires d’enfants. Dans les discours officiels comme dans l’imaginaire collectif, cette fête symbolise l’innocence et l’espoir, surtout pour les plus jeunes.
À l’occasion de la célébration de cette nativité, certains enfants ont été reçus à la présidence de la République. Photos officielles, cadeaux et messages de bienveillance ont illustré cette célébration, présentée comme un geste d’attention envers l’enfance tchadienne. Mais les enfants de la rue restent les grands oubliés.
L’autre visage de la fête
Mais pendant que la magie de Noël s’exprime dans les salons feutrés, une autre réalité se joue dans les rues. Les enfants sans domicile fixe, communément appelés enfants de la rue, errent de carrefour en carrefour à la recherche de nourriture ou d’un abri pour la nuit.
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Pour ces enfants, Noël n’est ni un jour de fête ni un moment d’insouciance. Leur quotidien est fait de débrouillardise, de peur et d’abandon. Les images captées dans les rues parlent plus fort que tous les discours officiels.
Des gestes qui excluent
Dans l’esprit de Noël, le président Mahamat Idriss Déby Itno a distribué des cadeaux à des enfants, un geste symbolique salué par certains. Pourtant, ceux dont la rue définit l’existence n’ont pas bénéficié de cette attention, renforçant le sentiment d’injustice et d’oubli.
La célébration de Noël met ainsi en lumière les fractures sociales profondes du pays. Elle interroge le rôle de l’État, des collectivités et de la société civile face à ces enfants invisibles.
Une fête inachevée
Tant que les enfants de la rue resteront les grands absents de Noël, la fête demeurera incomplète. Car Noël ne devrait pas seulement se vivre dans les palais et les cérémonies, mais aussi dans les rues, là où l’urgence humaine est la plus criante.
Martin HIGDE NDOUBA