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Vidéo-verbalisation : le Burkina Faso modernise la lutte contre les infractions routières

La vidéo-verbalisation s’impose désormais comme un outil clé dans la lutte contre l’incivisme routier au Burkina Faso, avec le lancement d’une phase pilote à Ouagadougou par les autorités en charge de la sécurité et du numérique.

Le Burkina Faso franchit un cap dans la modernisation de son système de contrôle routier avec l’introduction de la vidéo-verbalisation. Cette innovation, présentée le 7 avril 2026 à Ouagadougou par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, et la ministre de la Transition digitale, Aminata Zerbo, vise à réduire significativement les infractions sur les routes.

Grâce à la vidéo-verbalisation, les autorités entendent renforcer la sécurité routière tout en limitant les contacts directs entre usagers et forces de l’ordre, souvent sources de tracasseries.

 

Un système automatisé et sécurisé

La vidéo-verbalisation repose sur un dispositif technologique capable de détecter automatiquement plusieurs types d’infractions, notamment l’excès de vitesse, le non-respect des feux tricolores ou encore l’absence de ceinture de sécurité.

Une fois l’infraction enregistrée, les images sont vérifiées par un agent habilité avant validation. Après cette étape, le contrevenant reçoit un message indiquant la nature de la faute et le montant de l’amende. Ce processus rend la vidéo-verbalisation à la fois transparente et efficace.

Selon les responsables techniques, cette solution permet de mieux encadrer les comportements à risque, responsables d’un grand nombre d’accidents de la circulation.

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Un levier pour la sécurité et les finances publiques

 

Au-delà de son rôle sécuritaire, la vidéo-verbalisation constitue également un outil de mobilisation des ressources. D’après le ministre de la Sécurité, ce système pourrait générer jusqu’à 49 millions de francs CFA par jour en amendes.

Le Directeur général de la transmission et de l’informatique, Zakaria Hebié, souligne que la vidéo-verbalisation s’inscrit dans la vision du gouvernement de faire du numérique un pilier de la sécurité intérieure.

Pour cette phase pilote, seule la ville de Ouagadougou est concernée, mais les autorités envisagent une extension progressive à d’autres localités du pays. À noter que les ambulances et véhicules de secours ne sont pas concernés par ce dispositif.

Avec cette avancée, le Burkina Faso confirme sa volonté d’intégrer les technologies innovantes dans la gestion publique et de promouvoir un comportement plus responsable des usagers de la route.

 

Pingd-Manegda Laure Christianne KABORE (stagiaire)

 

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