Tchad : quand le 08 mars se noie dans les bouteilles d’alcool
Chaque 08 mars, le Tchad célèbre la Journée internationale des droits des femmes. Mais derrière les pagnes colorés, une réalité inquiétante s’impose : l’alcoolisme au féminin. Les bars, snacks et débits de boissons de N’Djamena et d’autres villes débordent de femmes venues “fêter” le 08 mars, verres à la main. Ce qui devrait être une journée de dignité et de reconnaissance se transforme en consommation excessive et en comportements à risque.
Une consommation qui inquiète
Le 08 mars est devenu un jour de forte affluence féminine pour les établissements vendant de l’alcool. Les promotions attirent encore plus de clientes, et la fête se prolonge souvent dans les rues ou à domicile. Le phénomène révèle un détournement inquiétant du sens originel de cette journée. Les spécialistes en santé publique alertent sur les conséquences : dépendance, risques sanitaires, et tensions familiales croissantes.
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Redonner du sens à la journée des femmes
Le 08 mars mérite mieux que des verres et des excès. Cette journée doit mettre en avant la réussite, le leadership et la dignité des femmes tchadiennes. Les associations et les autorités locales ont un rôle crucial : sensibiliser, encourager des célébrations sobres et valoriser les femmes pour leur contribution à la société, et non pour leur capacité à consommer.
Appel à une célébration responsable
L’alcoolisme au féminin le 08 mars n’est pas un simple problème individuel, c’est un symptôme de détournement des valeurs. Le Tchad doit rappeler que le 08 mars est une journée de respect et d’empowerment. Célébrer autrement, avec sobriété et conscience, est la seule manière de rendre hommage aux femmes tchadiennes et à leur rôle essentiel dans le développement du pays. Le 08 mars ne devrait jamais rimer avec excès, mais avec reconnaissance, respect et fierté.
Martin HIGDE NDOUBA