Tchad: blé au cœur de la renaissance agricole de l’Afrique centrale
Du 9 au 11 mars 2026, l’Hôtel Radisson Blu de N’Djamena a accueilli la 3ᵉ Conférence Régionale sur le blé, couplée au Forum sur les technologies agricoles pour le PRSA–TD( Programme Régional de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Sahel). Plus d’une centaine de décideurs politiques, chercheurs et partenaires financiers internationaux se sont réunis pour tracer l’avenir du blé en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Défi : réduire la dépendance aux importations
La consommation de blé connaît une croissance rapide dans la région, alimentée par l’urbanisation et l’évolution des habitudes alimentaires. Mais cette dynamique expose les pays aux fluctuations des marchés mondiaux. Le Tchad et ses partenaires misent sur une production locale durable, appuyée sur l’innovation scientifique et l’agriculture intelligente face au climat.
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Le Tchad en première ligne
L’Institut Tchadien de Recherche Agronomique pour le Développement (ITRAD) a présenté le Centre national de spécialisation sur le blé (CNS-Blé), destiné à devenir un pôle régional d’excellence. Recherche, semences améliorées et formation de chercheurs y seront centralisées. Les polders du Lac Tchad, longtemps sous-exploités, sont désormais au cœur de cette stratégie ambitieuse.
La conférence vise à accélérer l’adoption de technologies de haut rendement pour le blé, renforcer la coopération scientifique via le réseau WECAWheat et CORAF, et mobiliser les investissements dans les chaînes de valeur agricoles. La signature de la Déclaration de N’Djamena et un projet de recherche sur le blé tropical figurent parmi les résultats attendus.
Vers une souveraineté alimentaire durable

En lançant ce sommet, le Tchad se positionne comme acteur clé de la transformation agricole régionale. L’opérationnalisation du CNS-Blé traduit une ambition claire : réduire la dépendance aux importations, valoriser les ressources locales et construire une souveraineté alimentaire durable pour l’Afrique centrale et de l’Ouest.
Martin HIGDE NDOUBA