Sommet de l’UA : Tchad au cœur de la bataille africaine
Réunis à Luanda, les dirigeants africains se penchent sur le renforcement des mécanismes de prévention et de règlement des conflits. Représenté par le Premier ministre Allah-Maye Halina, le Tchad entend faire entendre sa voix face aux défis sécuritaires qui continuent de fragiliser le continent.
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Luanda, nouveau rendez-vous des urgences sécuritaires africaines
La XXIᵉ session extraordinaire de la Conférence de l’Union africaine s’est ouverte ce dimanche 30 août 2026 au Palais des Conventions de Luanda, en Angola. Consacrée au renforcement des mécanismes de prévention et de règlement des conflits en Afrique, la rencontre réunit plusieurs dirigeants africains ainsi que des délégations officielles.
Dans un continent marqué par la persistance de plusieurs foyers de crise, la question de la sécurité collective s’impose au centre des débats. L’objectif affiché est notamment de renforcer les capacités africaines en matière d’anticipation, de prévention, de médiation et de résolution des conflits.
Pour le Tchad, cette rencontre intervient dans un environnement régional où les questions sécuritaires occupent une place centrale. Situé au carrefour de plusieurs espaces géopolitiques sensibles, le pays reste particulièrement attentif aux évolutions susceptibles d’affecter la stabilité du Sahel, de l’Afrique centrale et du bassin du lac Tchad.
Allah-Maye Halina porte la voix de N’Djamena
Pour représenter le chef de l’État tchadien, le Premier ministre Allah-Maye Halina a effectué le déplacement à Luanda à la tête d’une délégation de haut niveau. Il est notamment accompagné du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, le Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, ainsi que de membres de son cabinet.
La présence de cette délégation traduit l’importance accordée par le Tchad aux discussions consacrées à la paix et à la stabilité du continent. Lors des échanges à huis clos, le chef du gouvernement a porté la position de N’Djamena sur les défis sécuritaires auxquels l’Afrique est confrontée.
Le Tchad plaide notamment pour un changement de paradigme, privilégiant l’anticipation et la prévention plutôt qu’une réaction tardive lorsque les crises ont déjà éclaté.
Réunion à huis clos, décision attendue
Les travaux se poursuivent au sein du complexe gouvernemental angolais. Les participants doivent examiner les moyens de rendre plus efficaces les mécanismes africains de prévention et de résolution des conflits, mais également de renforcer la capacité de l’Union africaine à répondre aux crises qui secouent le continent.
Pour le Tchad, l’enjeu dépasse donc le cadre protocolaire d’un sommet international. Il s’agit aussi de défendre une approche fondée sur la coopération entre États, la prévention des crises et la recherche de solutions africaines aux problèmes africains.
Dans une Afrique confrontée à la multiplication des conflits, le Tchad cherche ainsi à maintenir sa voix dans les discussions sur l’avenir sécuritaire du continent. La délégation conduite par Allah-Maye Halina devra suivre de près les orientations issues de cette session extraordinaire.
Au-delà des déclarations officielles, les conclusions de Luanda seront particulièrement scrutées. Car pour le Tchad, comme pour de nombreux États africains, la question demeure entière : comment transformer les mécanismes de paix de l’Union africaine en réponses concrètes face aux conflits qui continuent de menacer la stabilité du continent ?
Martin HIGDE NDOUBA

