Actualités

Rendez-vous du 11 août : le grand lifting de Mahamat Idriss Déby Itno

À quelques jours du 66e anniversaire de l’indépendance, le pouvoir tchadien veut afficher une capitale transformée. Inaugurés samedi 8 août au nom du président Mahamat Idriss Déby Itno, de nouveaux aménagements autour du périmètre présidentiel mêlent monument commémoratif, jardins publics et parking. Derrière le coup de pinceau urbain, se dessine aussi un message politique : celui d’un pouvoir qui entend imprimer sa marque sur N’Djamena.

A Lire aussi/Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO rend hommage à Thomas Sankara et à ses douze compagnons

Embellissement comme symbole

La cérémonie avait tout d’un rendez-vous politique soigneusement calibré. À quatre jours des festivités nationales, le ministre d’État, secrétaire général de la Présidence, Moustapha Mahamat Masri, a inauguré plusieurs infrastructures réalisées autour du périmètre présidentiel au nom de Mahamat Idriss Déby Itno.

Le nouveau décor comprend notamment le monument de la Place de l’Indépendance, un vaste espace de stationnement et des jardins publics réaménagés aux abords de la cathédrale Notre-Dame. Offerts à la municipalité de N’Djamena par le chef de l’État, ces ouvrages veulent conjuguer fonctionnalité, esthétique et mémoire nationale.

Pour Mahamat Idriss Déby Itno, l’enjeu dépasse donc la simple rénovation de quelques espaces urbains. Dans une capitale confrontée à des défis persistants en matière de circulation, d’assainissement, d’espaces verts et d’aménagement, chaque nouvelle infrastructure devient un marqueur de l’action publique.

Vitrine avant la fête nationale

Le calendrier n’est pas anodin. Le monument de la Place de l’Indépendance devrait occuper une place centrale lors des célébrations du 11 août. Il entend devenir un nouveau point de repère dans une ville où les symboles de la mémoire nationale restent relativement peu nombreux.

Aux côtés du ministre d’État, le maire de N’Djamena, Senoussi Hassana Abdallah, a salué des réalisations susceptibles d’améliorer la circulation et le cadre de vie. Pour le pouvoir, cette transformation du centre-ville constitue également une manière d’afficher une capitale plus moderne et plus ordonnée.

Moustapha Mahamat Masri l’a résumé en présentant ces ouvrages comme le reflet d’une vision d’une capitale « plus accueillante, plus ordonnée et fière de son histoire ».

De l’inauguration à l’entretien

Mais le coup de neuf ne suffira pas à lui seul. La question de l’entretien sera déterminante. Jardins, espaces publics et mobilier urbain ne peuvent devenir des symboles durables que s’ils bénéficient d’un suivi régulier et d’une gestion municipale efficace.

C’est là que le pari de Mahamat Idriss Déby Itno sera véritablement jugé. Une capitale ne se transforme pas uniquement par des inaugurations : elle se mesure aussi à la qualité de ses services publics, à la propreté de ses rues et à la capacité de ses institutions à préserver les investissements réalisés.

À la veille du 11 août, Mahamat Idriss Déby Itno mise donc sur une nouvelle image de N’Djamena. Le défi sera désormais de faire de cet embellissement ponctuel le début d’une transformation urbaine durable.

Martin HIGDE NDOUBA

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page