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N’djaména : Djamal Moussa Djamal lance une nouvelle dynamique au marché Djaborona

Avec la réception de 108 hangars modernes au marché de Djaborona, le maire du 1er arrondissement, Djamal Moussa Djamal, pose un acte concret en faveur des commerçants. Mais au-delà de cette avancée, la question de la transformation durable des infrastructures marchandes de N’djaména reste entière.

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Une infrastructure pensée pour les métiers de l’alimentation

Le maire du 1er arrondissement, Djamal Moussa Djamal, a procédé le 21 avril 2026 à la réception officielle de 108 hangars au marché d’Ardep Timan, plus connu sous le nom de Djaborona. L’infrastructure est répartie en trois blocs homogènes : 36 étals pour les vendeurs de légumes, 36 pour les poissonniers et 36 pour les bouchers.

À cette organisation sectorielle s’ajoutent deux blocs sanitaires séparés, destinés aux hommes et aux femmes. Une configuration qui vise à améliorer les conditions d’hygiène et à structurer davantage l’activité commerciale dans un espace longtemps confronté à l’anarchie et à l’insalubrité.

PNUD en appui aux collectivités locales

Réalisé avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le projet illustre le rôle croissant des partenaires internationaux dans les politiques urbaines locales. Pour les autorités municipales, cet accompagnement permet de combler partiellement le déficit d’infrastructures marchandes dans la capitale.

Lors de la cérémonie, Djamal Moussa Djamal a salué la coopération entre les équipes techniques, les partenaires et les bénéficiaires. Il a insisté sur la dimension sociale du projet, présenté comme une réponse directe aux difficultés quotidiennes des commerçants, en particulier durant la saison des pluies.

À N’Djamena, les marchés restent particulièrement vulnérables aux intempéries. Inondations saisonnières, dégradation des accès et absence de drainage efficace compliquent régulièrement les activités économiques. Dans ce contexte, les nouveaux hangars sont perçus comme une solution d’urgence plus que comme une transformation structurelle.

Djamal Moussa Djamal a reconnu ces contraintes, tout en estimant que cette réalisation constitue un soulagement significatif pour les usagers du marché. Les femmes commerçantes, très présentes dans le secteur alimentaire, figurent parmi les premières bénéficiaires de cette modernisation.

Modernisation encore inachevée

Si cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation des infrastructures urbaines, elle met également en évidence les limites actuelles de la gestion des marchés à N’Djamena. L’absence de plan global d’aménagement, couplée à la pression démographique croissante, continue de fragiliser les espaces commerciaux de la capitale.

Pour Djamal Moussa Djamal, ces 108 hangars constituent une avancée concrète. Mais dans une ville où les marchés structurent une large part de l’économie informelle, la question de la durabilité des équipements et de leur intégration dans une politique urbaine cohérente reste entière.

Martin HIGDE NDOUBA

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