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Karamoko Jean Marie Traoré plaide pour une réforme de la finance mondiale

Karamoko Jean Marie Traoré, le ministre des Affaires étrangères, a présenté la position du Burkina Faso sur le droit au développement, le mercredi 23 septembre 2026 à New York, lors de la commémoration du 40e anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur le droit au développement. Il a notamment appelé à réduire les inégalités et à réformer l’architecture financière internationale.

Karamoko Jean Marie Traoré défend un développement endogène

À l’occasion de cette rencontre de haut niveau organisée en marge de la 81e Assemblée générale de l’ONU, le camarade ministre Karamoko Jean Marie Traoré a déploré la persistance des inégalités entre les nations et au sein des sociétés.

Le ministre a présenté la conception burkinabè du développement, fondée notamment sur la capacité des États à définir leurs propres priorités, à transformer localement leurs ressources et à renforcer leurs capacités productives.

Pour illustrer cette orientation, il a cité l’évolution de la production céréalière, passée selon les chiffres présentés de 5,1 à 7,15 millions de tonnes en trois ans. Il a également fait état d’une croissance économique de 5,3 % en 2025.

Le Burkina Faso appelle à revoir les mécanismes financiers

Au-delà des politiques nationales de production, le camarade Karamoko Jean Marie Traoré a plaidé pour une réforme de l’architecture financière internationale.

Il a notamment appelé à une fiscalité plus équitable et au renforcement des capacités productives nationales, présentés comme des conditions nécessaires à la réalisation du droit au développement.

Le ministre a également estimé que les entraves liées au terrorisme, aux ingérences ainsi qu’aux atteintes à la souveraineté et à l’intégrité territoriale devaient être prises en compte dans les discussions sur le développement.

A lire aussi : ONU : Karamoko Jean Marie Traoré mobilise l’AES pour une voix commune

Les droits humains au centre d’une autre revendication

Dans son intervention, le ministre Karamoko Jean Marie Traoré a également abordé la question des mécanismes internationaux de protection des droits humains.

Il a appelé à davantage d’impartialité, de contradictoire et d’égalité de traitement dans l’examen des situations relatives aux droits humains.

Le ministre a par ailleurs expliqué que les pays membres de la Confédération des États du Sahel avaient engagé leur retrait du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, en présentant cette décision comme liée à leur position sur l’utilisation des mécanismes de justice internationale.

Ces déclarations s’inscrivent dans la présentation par le Burkina Faso de sa conception de la souveraineté et du droit au développement lors de cette commémoration.

Yiwènè Angelina MPO 

Source : DCRP/MAE

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