Jean Emmanuel Ouédraogo veut transformer la coopération avec la Chine en moteur de production
Jean Emmanuel Ouédraogo, le Premier ministre burkinabè, veut donner une nouvelle orientation à la coopération avec la Chine en privilégiant la production nationale, le transfert de technologies et le développement des compétences.
A lire aussi /Jean Emmanuel Ouédraogo : « Nous allons surprendre le monde. Nous surprenons déjà le monde »
Jean Emmanuel Ouédraogo mise sur le savoir-faire chinois
La rencontre entre Jean Emmanuel Ouédraogo et l’ambassadeur chinois Zhao Deyong, ce lundi 7 septembre 2026, traduit une volonté claire de renforcer les relations entre Ouagadougou et Pékin, mais surtout d’en faire un levier concret pour le développement économique du Burkina Faso.
Au-delà des secteurs déjà soutenus comme l’agriculture, la santé, les infrastructures technologiques et la défense, le Premier ministre souhaite désormais mettre davantage l’accent sur les équipements productifs, la mécanisation et l’industrialisation.
Pour le camarade Jean Emmanuel Ouédraogo, l’enjeu est de dépasser une logique d’appui ponctuel pour construire progressivement une économie capable de produire et de transformer davantage sur place.
Produire localement pour réduire la dépendance
Cette orientation constitue l’un des points forts de la coopération envisagée. Le Burkina Faso cherche à tirer davantage profit de l’expérience chinoise en matière d’industrialisation, de transformation des matières premières et de développement technologique.
Jean Emmanuel Ouédraogo insiste ainsi sur le transfert de technologies, la formation des compétences nationales et la création d’unités locales de production. Une approche qui pourrait permettre au pays de renforcer son autonomie économique et de créer davantage de valeur sur son territoire.
Les plus de 8 000 visas délivrés à des citoyens burkinabè pour des études, formations, activités commerciales et missions professionnelles en Chine en 2025 illustrent également l’intensification des échanges humains et économiques.
L’annonce chinoise de soutenir cette orientation montre que Jean Emmanuel Ouédraogo pourrait compter sur un partenaire stratégique pour accompagner les ambitions productives du Burkina Faso. Reste désormais à transformer les accords et les intentions en projets concrets, visibles et durables pour les populations.
AMINA KABO DJARMAH
Source/Primature du Burkina


