Jean Emmanuel Ouédraogo face au PNUD : le Burkina Faso veut une coopération sans dépendance
Jean Emmanuel Ouédraogo, le Premier ministre burkinabè, a reçu le mardi 18 août 2026 à Ouagadougou Haoliang Xu, Sous-Secrétaire général des Nations Unies et Administrateur associé du PNUD. Les échanges ont porté sur le Plan RELANCE, la souveraineté et les nouvelles modalités de coopération.
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Jean Emmanuel défend le financement endogène
En recevant Haoliang Xu, Jean Emmanuel Ouédraogo a réaffirmé la volonté du Burkina Faso de s’appuyer d’abord sur ses propres ressources pour financer son développement. Le responsable onusien, en visite de travail après le Mali et le Niger, a salué cette orientation et souligné l’importance d’une coopération davantage adaptée aux priorités nationales.
Au cœur des discussions, le Plan RELANCE, présenté comme le nouveau référentiel de développement du Burkina Faso. Selon Haoliang Xu, environ 65 % de ses besoins de financement devraient être couverts par des ressources nationales, tandis que les 35 % restants pourraient être mobilisés grâce aux partenariats et à la solidarité internationale.
Jean Emmanuel Ouédraogo veut une coopération plus efficace
Pour le chef du gouvernement Jean Emmanuel Ouédraogo, la souveraineté ne signifie pas la rupture avec les partenaires. Le Gouvernement reste disposé à travailler avec le PNUD, mais souhaite une coopération axée sur le transfert de compétences, le renforcement des capacités de l’État et des résultats concrets au bénéfice des populations.
Cette nouvelle approche intervient dans un contexte international marqué par la diminution de plusieurs financements destinés au développement. Le PNUD entend ainsi adapter son accompagnement, notamment à travers l’expertise, l’appui technique et la mobilisation de mécanismes permettant de réduire certains coûts.
Jean Emmanuel Ouédraogo estime par ailleurs que certains projets ayant déjà fait leurs preuves pourraient être repris et financés directement par l’État. Une manière, selon lui, de renforcer l’appropriation nationale et de garantir la continuité des initiatives utiles aux populations.
Au terme de cette rencontre, Jean Emmanuel Ouédraogo et le PNUD ont ainsi affiché une volonté commune de faire évoluer leur partenariat. Pour le Burkina Faso, l’enjeu est désormais de construire une coopération qui accompagne les priorités nationales sans remettre en cause les choix souverains du pays.
AMINA KABO DJARMAH
Source/Primature du Burkina


