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CAF : les deux clubs de N’Djamena restent à quai dès le premier tour

L’aventure africaine s’achève déjà pour Aiglons FC et AS-PSI. Éliminés dès le premier tour des compétitions de la CAF, les deux clubs tchadiens ont payé cher leur manque d’expérience et, surtout, leur incapacité à s’imposer à domicile. Deux matches nuls devant leur public auront finalement ressemblé à deux occasions manquées.

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Une entrée en matière sans victoire

Le football africain ne pardonne guère les hésitations. Pour une équipe qui reçoit lors d’un match aller à élimination directe, l’objectif est presque toujours le même : gagner, prendre une avance et se donner de l’air avant le déplacement retour.

Aiglons FC et AS-PSI n’ont pas réussi à franchir cette première marche. À domicile, les deux formations n’ont obtenu qu’un match nul, laissant leurs adversaires repartir avec un résultat précieux. Dans une compétition où chaque détail compte, cette absence de victoire a immédiatement compliqué la suite.

Les deux clubs savaient pourtant que le déplacement constituerait une épreuve autrement plus délicate. Sur le continent, jouer à l’extérieur signifie souvent affronter un environnement hostile, une pression différente et une équipe portée par son public. Ne pas avoir capitalisé sur le terrain national revient donc à avoir laissé filer une partie de ses chances avant même le retour.

Le manque d’expérience comme excuse ?

Il serait facile de tout mettre sur le compte de l’inexpérience. Aiglons FC comme AS-PSI ne disposent pas encore d’une longue histoire sur la scène continentale. Leur participation constitue donc une occasion d’apprentissage.

Mais l’expérience ne peut pas devenir une excuse permanente. Les clubs tchadiens ne progresseront dans les compétitions africaines qu’en multipliant les confrontations de haut niveau. Chaque élimination doit ainsi servir de leçon : préparation physique, organisation tactique, gestion de la pression, recrutement et capacité à tuer un match lorsqu’une occasion se présente.

Le problème dépasse d’ailleurs les deux équipes. Le football tchadien souffre depuis longtemps d’un déficit de régularité dans les compétitions continentales. Les clubs apparaissent souvent comme des invités de passage, alors que leurs homologues d’Afrique de l’Ouest, du Nord ou d’Afrique centrale accumulent année après année une expérience précieuse.

Le chantier commence maintenant

L’élimination d’Aiglons FC et d’AS-PSI ne doit pas seulement provoquer des regrets. Elle doit surtout ouvrir un débat sur la préparation des clubs tchadiens engagés sur la scène africaine.

Pour progresser, les clubs doivent jouer davantage de rencontres internationales avant les échéances officielles, renforcer leurs effectifs et bénéficier d’une préparation adaptée aux exigences continentales. La formation des jeunes doit également devenir une priorité, afin de construire des équipes capables de rivaliser sur deux matches, et non de simplement participer.

Cette sortie précoce rappelle une vérité simple : en Afrique, le talent ne suffit plus. Il faut de la préparation, de l’expérience et surtout de l’efficacité.

Aiglons FC et AS-PSI quittent donc la compétition dès le premier tour. Pour le football tchadien, le véritable enjeu commence pourtant après cette élimination : transformer la déception en méthode et faire des prochaines campagnes africaines autre chose qu’un simple passage éclair.

Martin HIGDE NDOUBA

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