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Burkina Faso : le gouvernement burkinabé impose des prix minimums pour protéger les producteurs agricoles

Le gouvernement burkinabé a décidé de fixer de nouveaux prix minimums pour plusieurs produits agricoles. À travers un communiqué conjoint signé le 9 mars 2026 à Ouagadougou, les ministères en charge du Commerce et de l’Agriculture ont instauré des prix planchers bord champ.

Le gouvernement veut protéger les producteurs agricoles

La mesure est portée par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, et le ministre d’État en charge de l’Agriculture, Ismaël Sombié. À travers cette initiative, le gouvernement burkinabé souhaite protéger les producteurs contre les prix trop bas, surtout en période de forte production.

Depuis plusieurs années, les agriculteurs dénoncent des pratiques défavorables liées à la fluctuation des prix, souvent au profit des intermédiaires. Le gouvernement veut ainsi instaurer un cadre plus équitable et garantir un revenu minimum aux producteurs.

Les produits concernés par la décision du gouvernement

Le gouvernement burkinabé a fixé des prix minimums pour plusieurs produits stratégiques : noix brute de cajou : 385 FCFA/kg Mangue fraîche : 95 FCFA/kg ; oignon : 165 FCFA/kg ; sésame : 450 FCFA/kg ; tomate : 195 FCFA/kg; miel brut : 1 000 FCFA/kg; soja : 325 FCFA/kg; maïs : 135 FCFA/kg; niébé : 400 FCFA/kg; arachide en coque : 360 FCFA/kg ; arachide décortiquée : 575 FCFA/kg.

Ces prix représentent le seuil minimum légal. Le gouvernement burkinabé précise qu’aucun acheteur ne peut désormais payer en dessous de ces montants directement auprès des producteurs.

Le gouvernement burkinabé veut réguler le marché agricole

Au-delà de la protection des producteurs, le gouvernement burkinabé ambitionne d’assainir le fonctionnement des marchés agricoles. Cette mesure doit permettre au gouvernement de renforcer la régulation, la transparence et la surveillance des transactions dans les différentes filières.

Les autorités invitent ainsi tous les acteurs du secteur à respecter strictement ces dispositions.

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Sanctions prévues par le gouvernement en cas de non-respect

Le gouvernement burkinabé prévient que toute infraction à ces prix minimums entraînera des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.

Les citoyens sont également encouragés par le gouvernement burkinabé à signaler toute irrégularité via les numéros verts mis en place. À travers cette décision, le gouvernement burkinabé envoie un message clair : le travail des producteurs doit être mieux valorisé et le secteur agricole davantage encadré.


Yiwènè Angelina MPO (Stagiaire)

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