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À N’Djamena, la canicule n’arrête pas la faim

Sous cette canicule accablante, les rues de N’Djamena sont parcourues par des femmes et des jeunes armés de courage, à la conquête d’une vie meilleure à travers la vente d’articles divers. Chaque matin, les trottoirs de la capitale se transforment en un champ de bataille silencieux où se mêlent espoir et survie.

Abramane, vendeur ambulant d’oignons, a quitté Koumra, dans le sud du pays, pour tenter sa chance à N’Djamena. “Cette activité m’aide à payer les études de mes enfants et mon loyer ici à N’Djamena”, affirme-t-il. Son témoignage illustre la réalité de nombreux vendeurs de rue qui, malgré la dureté de la vie urbaine, persévèrent pour subvenir aux besoins de leur famille.

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Le courage des femmes cheffes de famille

Pour ces femmes, chaque journée commence très tôt. “À 4h, je suis déjà au marché pour prendre mes marchandises, puis direction les quatre coins de N’Djamena”, explique Solange, cheffe de famille. Armées de résilience et d’endurance, elles parcourent les artères de la ville, affrontant chaleur, poussière et parfois l’indifférence des passants.

À N’Djamena, la vie de vendeur de rue n’est pas un choix facile. Il faut conjuguer astuce, patience et énergie pour attirer la clientèle, tout en restant vigilant face aux contrôles et aux imprévus. Ces hommes et femmes incarnent l’ingéniosité et la ténacité qui font battre le cœur économique de la capitale.

Malgré les difficultés, leur présence dans les rues de N’Djamena rappelle à tous que derrière chaque sourire de marchand ambulant se cache un engagement profond pour la survie et l’avenir de leurs familles.

Martin HIGDE NDOUBA

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