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L’AES veut poursuivre l’Ukraine et la France devant la CIJ

Les ministres de la Justice du Mali, du Burkina Faso et du Niger, États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont tenu une réunion stratégique à Niamey le 15 septembre dernier. 

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes et d’une dégradation de la situation sécuritaire dans la région.

Accusations contre l’Ukraine pour soutien au terrorisme

À l’issue de cette rencontre, les trois nations sahéliennes ont fait une déclaration , annonçant qu’elles envisagent de saisir la Cour internationale de Justice (CIJ) contre l’Ukraine et la France. 

L’AES justifie son intention de poursuivre l’Ukraine en l’accusant d’avoir soutenu des groupes djihadistes après la rupture des relations diplomatiques en 2024. Ces graves allégations mettent en cause Kiev pour son implication présumée dans la déstabilisation du Sahel. 

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Pour l’Alliance des États du Sahel, ce soutien serait une ingérence directe menaçant la souveraineté et la sécurité des trois pays. Les ministres de la Justice du Mali, du Burkina Faso et du Niger cherchent à obtenir une reconnaissance juridique de ces faits. 

L'AES

La France également visée par l’AES

Parallèlement aux accusations contre l’Ukraine, l’AES s’en prend également à la France. Les membres de l’Alliance des États du Sahel reprochent à Paris son implication présumée de longue date dans la déstabilisation de la région sahélienne. Ces accusations, qui s’ajoutent à d’autres différends récents, témoignent de la profonde détérioration des relations entre l’AES et la France.

 La démarche de la CIJ est perçue par l’AES comme un moyen d’obtenir réparation pour les dommages causés par cette implication présumée. La réunion des ministres de la Justice à Niamey, a été le catalyseur de cette annonce. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger réaffirment, à travers l’AES, leur volonté d’utiliser les instruments du droit international pour défendre leurs intérêts. 

Cette potentielle saisine de la CIJ par l’Alliance des États du Sahel marque une nouvelle escalade dans la crise diplomatique et sécuritaire, illustrant la détermination des trois pays à changer les dynamiques régionales. 

CAROL SAWADOGO 

 

 

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