Festival Arabe-Choa : Fatimé Kossan Allatchi célèbre la fraternité
La deuxième édition du Festival Arabe-Choa s’est ouverte ce samedi 7 novembre 2026 au stade municipal de Kousseri, au Cameroun. Parmi les personnalités présentes à cette cérémonie figure Fatimé Kossan Allatchi, maire adjointe du 9ᵉ arrondissement de N’Djaména. Une participation placée sous le signe du rapprochement culturel et de la coopération transfrontalière entre les deux pays.
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Kousseri, un carrefour de rencontres culturelles
Les liens entre le Tchad et le Cameroun ne se limitent pas à une frontière géographique. Ils se construisent également autour d’une histoire partagée, de traditions communes et de relations humaines entretenues depuis plusieurs générations. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la deuxième édition du Festival Arabe-Choa, organisée du 7 au 8 novembre 2026 à Kousseri.
La présence de Fatimé Kossan Allatchi, maire adjointe du 9ᵉ arrondissement de N’Djaména, à la cérémonie officielle d’ouverture témoigne de l’intérêt porté par les autorités locales tchadiennes aux initiatives culturelles qui favorisent le dialogue entre les communautés de part et d’autre de la frontière.
Située à proximité immédiate de N’Djaména, Kousseri entretient avec la capitale tchadienne des relations économiques, sociales et culturelles particulièrement étroites. Dans cet espace où les échanges quotidiens transcendent les limites territoriales, les manifestations culturelles constituent un levier supplémentaire pour consolider les liens entre les populations.
Patrimoine Arabe-Choa au cœur des célébrations
Au-delà de son caractère festif, le Festival Arabe-Choa entend mettre en lumière les richesses d’un patrimoine culturel qui occupe une place importante dans l’histoire et les traditions de la sous-région. Musiques, danses, expressions artistiques et pratiques traditionnelles constituent autant de moyens de transmission d’une identité culturelle commune.
Pour Fatimé Kossan Allatchi, cette rencontre ne représente pas uniquement une occasion de célébrer la diversité culturelle. Elle constitue également une opportunité de poser les bases d’une coopération plus étroite entre les collectivités et les communautés tchadiennes et camerounaises.
Dans son intervention, elle a notamment insisté sur la nécessité de transformer la proximité géographique en une véritable dynamique de rapprochement. Le fleuve Chari, qui sépare les deux territoires, ne devrait pas être perçu comme une frontière infranchissable, mais comme le symbole d’un destin partagé et d’une fraternité à entretenir.
Cette vision rejoint l’ambition portée par le Festival Arabe-Choa : faire de la culture un instrument de dialogue, de cohésion sociale et de rapprochement entre les peuples.
La culture comme passerelle entre les peuples
La participation de la responsable municipale du 9ᵉ arrondissement intervient dans un contexte où les échanges entre collectivités frontalières peuvent contribuer à renforcer la coexistence pacifique et la solidarité régionale.
À travers le Festival Arabe-Choa, les organisateurs offrent un espace d’expression aux communautés, tout en donnant une visibilité aux traditions qui participent à la construction d’une identité culturelle partagée.
Pour Fatimé Kossan Allatchi, la valorisation de cette diversité doit s’accompagner d’une volonté commune de bâtir un espace de paix, de partage et de prospérité. Un objectif qui suppose davantage de rencontres, de dialogue et d’initiatives communes entre les acteurs locaux.
En saluant le travail des organisateurs, la maire adjointe a réaffirmé son attachement à l’amitié tchado-camerounaise. Au-delà des deux journées de festivités, le Festival Arabe-Choa pose ainsi la question de la place de la culture dans le renforcement des relations entre les peuples voisins. Car si les frontières délimitent les territoires, les traditions, elles, continuent de rapprocher les communautés.
Martin HIGDE NDOUBA


