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Traçabilité du bétail : le Togo et le Burkina Faso cherchent une solution commune

La ville de Dapaong a vibré, les 20 et 21 octobre 2026, au rythme d’un atelier bilatéral consacré à la traçabilité du bétail entre le Togo et le Burkina Faso. Présidés par le gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dédji, les travaux visent à définir un mécanisme commun pour sécuriser les échanges commerciaux, mieux contrôler l’origine des animaux et faciliter leur circulation entre les deux pays.

Suivre les animaux de leur origine à leur destination

D’où vient un animal vendu sur un marché ? Qui l’a élevé et où est-il destiné à être acheminé ? Ces questions sont au cœur des discussions qui réunissent les forces de défense et de sécurité, les services des douanes des deux pays ainsi que les organisations professionnelles de commerçants de bétail.
« La traçabilité, c’est le fait de savoir, de suivre un animal depuis son campement où l’animal est né […] jusqu’à sa destination finale », explique Aboubakar Mayiga, coordonnateur du Réseau de communication sur le pastoralisme (RECOPA), une ONG pastorale burkinabè.

Dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire, la traçabilité apparaît comme un outil pour vérifier la provenance des animaux, contrôler les documents qui les accompagnent et mieux prévenir les circuits commerciaux irréguliers.

Limiter les pertes et fluidifier le commerce entre le Togo et le pays des hommes intègres

Au-delà des impératifs sécuritaires, la démarche répond à des enjeux économiques importants. Selon YATOMBO Tadanlenga, directeur exécutif de GEVAPAF, la région des Savanes, autrefois approvisionnée par les marchés burkinabè, constitue désormais également une zone d’approvisionnement pour le Burkina Faso et le Ghana.

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Les retards dans l’acheminement du bétail peuvent cependant occasionner des pertes pour les commerçants. « Quand on bloque les animaux pour deux jours, trois jours, il y en a qui meurent », souligne-t-il.

Le responsable évoque l’expérience du marché de Cinkassé, où un dispositif de traçabilité mis en place avec l’appui des autorités permet de suivre les animaux provenant de différents marchés et de les accompagner de documents. Cette initiative constitue une référence pour les échanges entre les acteurs togolais et burkinabè.

La traçabilité présente également un intérêt pour les consommateurs, qui pourraient mieux connaître la provenance des animaux destinés à la commercialisation de la viande. Les travaux de Dapaong doivent ainsi contribuer à définir les modalités d’un mécanisme commun, notamment en matière de partage d’informations et de gestion des alertes. L’ambition est de concilier les exigences de sécurité, le bien-être animal et la fluidité des échanges commerciaux transfrontaliers.

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