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Tchad : le Code pastoral divise, l’Église catholique monte au créneau. 

Le code postal fait couler beaucoup d’encre et de salive. L’Église catholique des diocèses de Doba, Goré, Koumra, Moundou et Sarh a décliné sa participation à  l’atelier zonal de relecture du Projet de Code pastoral, lancé le 1er septembre dernier  à Sarh sous la responsabilité du ministère de l’Élevage et de la Production animale. 

Selon les évêques, ce projet vise essentiellement à sécuriser l’élevage, au détriment de l’agriculture et Ils demandent son rejet pur et simple, ainsi que l’élaboration d’un code agricole. Car son article 44 stipule que “ les agriculteurs ont l’obligation de surveiller leurs champs pendant la journée et les éleveurs ont l’obligation de surveiller leurs bétails pendant la nuit”. 

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L’Eglise Catholique, dont la vocation et la mission dans la société consistent à être au service de la vérité, de la justice et de la paix demande  l’annulation de ce Pprojet du Code pastoral, et le qualifie de trahison à la communauté d’agriculteurs qui représente plus de 80% de la population. 

  Un code postal ranimé 

Ce même projet qui a été proposé en 2014 et rejeté par le défunt président Maréchale du Tchad Idriss Déby Itno, est introduit à nouveau pour la relecture . Mais il est jugé inapproprié pour le vivre ensemble des éleveurs et agriculteurs par les évêques catholiques de quelques localités. 

Dans un communiqué rendu public ce lundi 1er septembre dernier, le gouvernement exprime son regret face à la décision de la Conférence épiscopale du Tchad. 

Le gouvernement tchadien a exprimé, dans un communiqué publié ce lundi, son regret face à la décision de la Conférence épiscopale  du Tchad. Selon le  communiqué signé par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Cherif Mahamat, la démarche engagée n’est « ni partisane, ni partiale », mais s’inscrit dans une recherche de solutions adaptées pour le développement et la cohésion nationale.

Toutefois, il est important de trouver un consensus pour faire de ce projet un instrument de vivre ensemble et de la cohésion sociale entre les deux secteurs qui représentent une grande partie de l’économie du pays. 

 

HIGDE NDOUBA Martin 

 

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