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Stade Idriss Mahamat Ouya : le grand retour de Galaxie, cœur battant

Après plus de quatre années d’attente et un chantier dont la durée initiale de 18 mois a largement été dépassée, le stade Idriss Mahamat Ouya rouvre progressivement ses portes aux amoureux du football. Plus qu’une simple rénovation d’infrastructures, c’est le retour d’un lieu de vie et de communion populaire, marqué par la renaissance de la tribune Galaxie.

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Attente interminable pour les passionnés

Le football tchadien a longtemps souffert du manque d’infrastructures adaptées. Lorsque les travaux de réhabilitation du stade Idriss Mahamat Ouya ont été annoncés, les supporters espéraient retrouver rapidement leur enceinte mythique. Prévu pour une durée de 18 mois, le chantier s’est finalement étendu sur plus de quatre ans, privant toute une génération de son principal lieu de rassemblement sportif.

Pendant cette longue période, les compétitions locales ont perdu une partie de leur saveur. Les supporters ont dû se contenter de terrains alternatifs, sans retrouver l’ambiance unique qui faisait vibrer les grandes affiches. Car le stade Idriss Mahamat Ouya, ce n’est pas seulement du béton et des gradins. C’est un patrimoine populaire où des milliers de Tchadiens ont partagé leurs émotions.

Au cœur de cette mémoire collective se trouve la tribune Galaxie, réputée pour son ambiance, ses chants et sa ferveur. Pour beaucoup, elle représente l’âme même du football à N’Djamena.

Galaxie, un patrimoine populaire à préserver

Le retour de la tribune Galaxie dépasse largement le cadre du sport. Cet espace a toujours été un lieu de rencontres entre générations, où se mêlent passion, fraternité et attachement aux couleurs des clubs. Chaque match devenait une fête populaire, portée par une énergie que peu d’enceintes sportives du pays pouvaient offrir.

Cette réouverture doit également interpeller les autorités sur la nécessité d’entretenir durablement les infrastructures publiques. Les retards accumulés ont démontré combien le sport reste souvent relégué au second plan, alors qu’il constitue un formidable outil d’unité nationale et d’encadrement de la jeunesse.

Aujourd’hui, les supporters retrouvent enfin leur repère. Les chants résonnent de nouveau dans Galaxie, les souvenirs reviennent et les nouvelles générations découvrent ce lieu emblématique. Cette renaissance est porteuse d’espoir pour le football tchadien, mais elle rappelle aussi qu’un stade ne vit réellement que grâce à ceux qui l’animent.

Le stade Idriss Mahamat Ouya retrouve son public, et avec lui renaît l’esprit de Galaxie. Plus qu’une tribune, Galaxie demeure le symbole vivant d’une passion populaire qui, malgré les années d’attente, n’a jamais cessé de battre.

Martin HIGDE NDOUBA

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