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Production de pain : et si l’Afrique tournait le dos au blé ?

En Afrique, le pain est devenu un aliment de tous les jours dans nos assiettes, consommé par des milliers de personnes  au quotidien. Mais derrière une baguette de pain se cache une forte dépendance, notamment l’importation de blé. Un produit que nous ne cultivons pas, qui vide nos caisses en devises et nous expose aux soubresauts des crises mondiales.

 

La guerre en Ukraine en a été une preuve vécue où les prix du pain ont grimpé dans plusieurs pays africains. Et pourtant, une alternative est sous aux pieds: l’utilisation de farine de manioc dans la fabrication du pain. Une solution locale, économique et porteuse de souveraineté alimentaire, mais qui reste confrontée à de nombreux défis.

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La dépendance au blé de plus en plus coûteuse

Chaque année, l’Afrique importe près de 40 millions de tonnes de blé, une céréale peu cultivée sous ses climats tropicaux. Or, les crises mondiales, les pandémies, la guerre en Ukraine, l’inflation  ont montré à quel point cette dépendance fragilise les économies africaines et met en péril la sécurité alimentaire des populations.

Le manioc, une solution locale

 À l’opposé, l’Afrique est le premier producteur mondial de manioc, tubercule nourricier cultivé massivement en zone tropicale. Transformé en farine peut remplacer jusqu’à 30 à 40 % de la farine de blé dans la production du pain.

Ce choix n’est pas qu’économique, il est politique. Les gouvernements doivent investir dans la transformation du manioc, soutenir les boulangers, informer les consommateurs. Faute de quoi, nous continuerons à subir, à tendre la main, à importer ce que nous pourrions produire. Une équation simple : produire africain pour nourrir les Africains.

HIGDE NDOUBA Martin

 

 

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