Ndjamena, une capitale où la jeunesse ne sait où passer ses week-ends
La capitale Ndjamena demeure peut-être la seule en Afrique centrale à ne pas offrir à sa jeunesse de véritables lieux de loisirs accessibles. Espaces verts aménagés, piscines publiques, parcs de détente ou centres culturels ouverts à tous restent quasi inexistants, laissant les jeunes sans alternatives saines pour occuper leurs week-ends.
Des autorités communales à contretemps
Cette carence révèle une déconnexion manifeste des autorités communales face à l’importance des loisirs dans la construction sociale et psychologique des jeunes. Dans une ville en pleine croissance démographique, les infrastructures de détente ne sont pas un luxe, mais une nécessité pour prévenir l’oisiveté, la délinquance et le décrochage social.
Lire aussi: Tchad : La Banque mondiale s’attaque enfin au secteur de l’eau
Dans les quartiers de Ndjamena, la réalité est la même : aucune commune ne dispose d’un espace public réellement aménagé pour accueillir les jeunes. Faute de parcs ou de lieux encadrés, beaucoup se rabattent sur les bars, les rues ou restent confinés à domicile, sans perspective d’épanouissement.
Une vitrine urbaine en décalage
Cette situation à Ndjamena interroge sur la vision urbaine portée par les décideurs locaux. Comment prétendre faire de la capitale une vitrine moderne de l’Afrique centrale tout en négligeant un pilier essentiel du bien-vivre urbain ?
Faire de Ndjamena une ville attractive et inclusive passe impérativement par l’investissement dans des espaces de loisirs publics, sécurisés et accessibles. Redonner une place à la jeunesse, c’est aussi préparer l’avenir de la capitale et restaurer son image de ville dynamique et humaine.
HIGDE NDOUBA Martin