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N’Djamena : un cadavre a traversé le nouveau pont

À N’Djamena, les scènes du quotidien en disent parfois plus long que les discours officiels.  Mercredi dernier, un cortège funèbre a dû emprunter le nouveau pont de la capitale pour contourner un long embouteillage provoqué par l’incendie d’un poids lourd sur le pont à double voie.

Sur un simple porte-tout, le corps sans vie a traversé la ville, image à la fois triste et révélatrice d’une capitale où la circulation est devenue un casse-tête permanent.

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N’Djamena, ville en pleine expansion, demeure paradoxalement enclavée dans sa propre géographie. Reliée à ses quartiers de l’autre rive par seulement deux ponts, elle fait face à une pression urbaine croissante. Chaque incident routier paralyse une partie de la ville, laissant automobilistes, ambulances et désormais même cortèges funèbres prisonniers d’un réseau saturé.

La scène a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, symbole d’un manque criant d’infrastructures publiques. Dans une capitale où les projets d’aménagement tardent à voir le jour, cet épisode rappelle l’urgence d’une politique urbaine cohérente.

Car à N’Djamena, ce ne sont plus seulement les vivants qui subissent les conséquences du désordre urbain. Désormais, même les morts doivent trouver leur voie.

HIGDE NDOUBA Martin 

 

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