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N’Djamena : Téléphone au volant , habitude risquée

Dans les rues de N’Djamena, l’image est devenue presque ordinaire. Des conducteurs de motos ou d’automobiles tiennent leur téléphone à l’oreille tout en circulant au milieu du trafic. Certains répondent à des appels, d’autres consultent leurs messages, sans pour autant ralentir leur allure.

À première vue, ce geste peut sembler anodin. Pourtant, il constitue une distraction majeure qui réduit la concentration du conducteur. Dans une ville comme N’Djamena, où la circulation est souvent dense et parfois imprévisible, quelques secondes d’inattention peuvent suffire pour provoquer un accident.

Cette pratique est particulièrement visible chez les motocyclistes, nombreux dans la capitale. Une main sur le guidon, l’autre tenant le téléphone, ils poursuivent leur route au milieu des véhicules et des piétons.

Une menace pour la sécurité routière

Téléphoner en conduisant représente un danger réel pour tous les usagers de la route. En plus de détourner l’attention, cela ralentit les réflexes face à un obstacle ou à un freinage brusque.

Dans plusieurs quartiers de N’Djamena, les habitants témoignent avoir déjà frôlé des collisions à cause de conducteurs distraits par leur téléphone. Les piétons sont particulièrement exposés, surtout aux abords des marchés, des écoles ou des grands carrefours où la circulation est intense.

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Une interdiction peu respectée

La question se pose de plus en plus parmi les citoyens : l’usage du téléphone au volant n’est-il pas interdit à N’Djamena ? En théorie, les règles de sécurité routière proscrivent toute distraction pouvant compromettre la conduite. Cependant, dans la pratique, cette interdiction semble peu appliquée.

arrive même que certains conducteurs passent leurs appels devant des agents de la circulation sans être inquiétés. Cette tolérance alimente un sentiment d’impunité et encourage la répétition de ce comportement dangereux dans les rues de N’Djamena.

Face à cette situation, plusieurs observateurs appellent à davantage de sensibilisation et de contrôle. Car au-delà d’un simple appel téléphonique, c’est la sécurité de toute la circulation de N’Djamena qui est en jeu.

Martin HIGDE NDOUBA

 

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