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N’Djamena : Mahamat Assileck Halata serre la vis

À N’Djamena, la question de l’occupation des espaces publics revient au cœur de l’actualité urbaine. Le 4 février 2026, le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata, a effectué une visite sur le bassin de rétention de Klemat, dans le 2ᵉ arrondissement. Objectif : constater de visu des installations jugées anarchiques le long de cet ouvrage stratégique pour l’évacuation des eaux pluviales.

Dans une ville régulièrement confrontée aux inondations, ces bassins jouent un rôle clé pour limiter les dégâts matériels et sanitaires pendant l’hivernage.

Des constructions dans le viseur

Accompagné du maire du 2ᵉ arrondissement et des services techniques de l’urbanisme, Mahamat Assileck Halata a relevé la présence de constructions en cours et d’occupations diverses autour du site. Selon la délégation ministérielle, certains responsables de projets n’ont pas été en mesure de présenter des documents administratifs attestant de la régularité de leurs travaux.

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Cette situation soulève des inquiétudes quant au respect des servitudes et des normes d’urbanisme, mais aussi sur la capacité du bassin à remplir pleinement sa fonction de drainage.

Le ministre a annoncé l’organisation prochaine d’une réunion technique impliquant les services compétents. Celle-ci devra déterminer l’impact réel des installations sur l’écoulement des eaux et vérifier la conformité des constructions.

Pour Mahamat Assileck Halata, il s’agit de concilier développement urbain et préservation des infrastructures publiques, dans un contexte d’expansion rapide de la capitale.

Un enjeu au-delà de Klemat

Au-delà du seul bassin de Klemat, cette opération illustre les défis de la gestion foncière à N’Djamena : pression démographique, urbanisation rapide et contrôle limité de l’occupation des sols. Les décisions attendues à l’issue des concertations avec la mairie, la voirie et l’entreprise concernée pourraient servir de précédent pour d’autres sites sensibles de la capitale.

Martin HIGDE NDOUBA

 

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