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N’djaména : 1000 francs pour 12 morceaux, un prix qui échappe au pouvoir d’achat

Dans N’djaména, la viande grillée, autrefois symbole de convivialité et de partage, tend à devenir un produit de luxe pour une grande partie de la population. Dans cette ville où l’élevage constitue pourtant une richesse nationale, de nombreux consommateurs s’interrogent : comment justifier que 12 morceaux de viande soient vendus à 1000 francs CFA ? La question du prix de la viande grillée alimente désormais les discussions dans les quartiers, les marchés et les lieux de restauration à N’djaména.

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Une hausse difficile à comprendre

À N’djaména, la viande grillée est omniprésente dans le quotidien des habitants. Elle accompagne les rencontres sociales et constitue une source de revenus pour de nombreux petits commerçants. Pourtant, les prix pratiqués semblent de plus en plus déconnectés du pouvoir d’achat local. Pour beaucoup, payer 1000 francs CFA pour seulement 12 morceaux est perçu comme excessif, voire injustifié dans un pays réputé pour son cheptel.

Certains bouchers évoquent la hausse des coûts d’approvisionnement, du transport et du bois. Mais ces arguments peinent à convaincre une population qui observe que les revenus stagnent tandis que les prix continuent d’augmenter. À N’djaména, cette inflation touche particulièrement les jeunes et les travailleurs du secteur informel, déjà fragilisés.

L’absence de régulation en question

L’un des problèmes majeurs reste le manque de contrôle des prix. À N’Djaména, les tarifs varient d’un quartier à un autre, sans véritable encadrement. Cette situation ouvre la voie à des pratiques parfois abusives, où les vendeurs fixent librement leurs prix en fonction de la demande.

L’absence de mécanismes de régulation efficaces renforce le sentiment d’injustice chez les consommateurs. Dans une ville comme N’djaména, où le coût de la vie ne cesse d’augmenter, cette dérive contribue à accentuer les inégalités sociales.

Un enjeu économique et social

Au-delà du simple prix de la viande grillée, la situation révèle un problème plus profond : celui de la gestion des ressources locales et de la protection des consommateurs. À N’djaména, l’élevage devrait être un atout pour garantir des prix accessibles. Pourtant, entre les circuits de distribution, les intermédiaires et l’absence de régulation, ce potentiel semble mal exploité.

La flambée du prix de la viande grillée à N’djaména interpelle. Elle pose la question du rôle des autorités dans la régulation des marchés et souligne l’urgence de mesures concrètes pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens. Sans cela, un produit autrefois populaire risque de devenir définitivement inaccessible pour une grande partie de la population.

Martin HIGDE NDOUBA

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