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Mortalité piscicole : le gouvernement burkinabè dévoile les causes de la mort des poissons au barrage de Tanghin

La mortalité piscicole observée ces derniers jours au barrage n°3 de Ouagadougou a suscité de nombreuses inquiétudes au sein de la population. Selon les résultats des analyses réalisées par les services techniques du ministère en charge de l’Eau le dimanche 06 juin 2026, cette mortalité piscicole est principalement due à un déficit important en oxygène dans l’eau, provoqué par une dégradation soudaine de la qualité du milieu aquatique.

Un manque d’oxygène à l’origine de la mortalité des poissons

Les investigations menées sur le site ont révélé une mortalité piscicole touchant aussi bien les poissons sauvages que ceux élevés dans des cages flottantes, notamment les tilapias.

Les analyses effectuées dans les laboratoires du ministère ont mis en évidence plusieurs anomalies, dont un pH fortement acide de 4,48, une température de l’eau comprise entre 29 et 30 degrés Celsius ainsi qu’un déficit marqué en oxygène dissous aussi bien en surface qu’en profondeur.

Selon les techniciens, cette chute du taux d’oxygène a provoqué une asphyxie massive des poissons présents dans le barrage. Les premières pluies de la saison auraient également contribué à la dégradation de la qualité de l’eau en entraînant des matières organiques, des résidus de pesticides et d’autres polluants vers la retenue d’eau.

Les équipes ont par ailleurs constaté la présence de canaux drainant des eaux usées vers le barrage ainsi que des activités maraîchères et hôtelières susceptibles d’impacter l’équilibre du milieu aquatique.

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Des mesures d’urgence pour limiter les risques

Face à cette mortalité piscicole, les autorités ont immédiatement engagé plusieurs actions afin de protéger les populations et préserver l’écosystème du barrage.

Parmi les mesures prises figurent l’enlèvement et la gestion sécurisée des poissons morts, la sensibilisation des pêcheurs sur les risques liés à leur commercialisation ainsi que des campagnes d’information destinées aux riverains.

Le ministère a également insisté sur la nécessité de respecter les consignes de prudence afin d’éviter tout risque pour la santé publique. Les services compétents poursuivent le suivi de la situation afin d’évaluer l’évolution de la qualité de l’eau et prévenir de nouveaux incidents.

Selon les conclusions des analyses, la mortalité piscicole est liée à un déséquilibre brutal des paramètres physico-chimiques du milieu aquatique ayant entraîné une chute critique de l’oxygène dissous.

Bibata NAON (Stagiaire)

 

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