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Monnaie de l’AES : le Sahel tourne la page de la dépendance monétaire

La monnaie de l’AES s’impose comme le symbole d’une rupture historique : celle d’un Sahel décidé à rompre avec l’héritage monétaire de la postcolonie pour assumer pleinement son destin économique.

Une rupture monétaire qui met fin à huit décennies de dépendance

L’Alliance des États du Sahel s’apprête à franchir un cap décisif. En tournant le dos au franc CFA, Bamako, Ouagadougou et Niamey posent les bases d’une transformation profonde de leurs économies. Avec la monnaie de l’AES, les dirigeants sahéliens entendent rompre avec une anomalie historique vieille de près de quatre-vingts ans.

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Ce choix marque la fin d’un système monétaire perçu comme un outil de contrôle extérieur. Désormais, la monnaie de l’AES ne sera plus conçue pour rassurer prioritairement les investisseurs étrangers, mais pour soutenir l’investissement local, la production nationale et l’industrialisation endogène.

Bamako, Ouagadougou et Niamey choisissent l’audace économique

Au-delà de l’économie, cette décision a une portée hautement politique. Elle scelle la fin de l’influence française dans le champ monétaire ouest-africain et affirme une souveraineté assumée. La monnaie de l’AES devient ainsi un instrument de combat économique au service du développement et de la dignité des peuples.

En choisissant cette voie, les États membres du Sahel acceptent aussi une responsabilité totale, gérer leur politique monétaire, maîtriser l’inflation et stimuler la croissance. La monnaie de l’AES incarne alors le passage d’une économie de rente à une économie de résilience et d’effort collectif.

Pour les populations sahéliennes, ce tournant ouvre une nouvelle ère. Plus qu’un simple changement de devise, la monnaie de l’AES symbolise la reconquête de la décision économique et l’affirmation d’un Sahel maître de son avenir.

AMINA KABO DJARMAH

 

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