Mali : Choguel Maïga met en garde contre une transition sans fin
Choguel Maïga, l’ancien Premier ministre malien refuse toute transition prolongée sans limite. Dans une tribune publiée le lundi 14 juillet, il alerte contre toute tentative de détourner le processus des aspirations populaires exprimées lors des Assises nationales.
Choguel Maïga refuse toute déviation des conclusions des Assises nationales
Choguel Maïga dénonce toute volonté de prolongation indéfinie du processus, qu’il qualifie de trahison des engagements pris devant le peuple malien.
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Selon l’ancien Premier ministre, l’élaboration d’un nouveau référentiel sans l’aval des conclusions issues des Assises nationales de la refondation constitue une dérive dangereuse. Choguel Maïga appelle les autorités militaires à revenir aux fondamentaux de l’Etat et à cesser de se servir personnellement. « Ils sont en train de créer, construire et consolider leur pouvoir personnel, au lieu de construire et consolider l’Etat malien. Un Etat, ce sont des règles, des lois et règlements pour tous, et que tout le monde doit respecter. On ne fait pas ce qu’on veut parce qu’on a la force des armes », a-t-il dénoncé.
Une mise en garde contre la transition
L’ancien chef du gouvernement rappelle que la transition avait été acceptée par les Maliens dans un esprit de sacrifice et de réorientation démocratique. Toute remise en cause de cette vision serait un affront au consensus national. Il en appelle donc à un sursaut patriotique et à la fidélité aux valeurs exprimées lors des Assises.
Par cette prise de parole, Choguel Maïga relance le débat national sur la transition, son avenir et la nécessité de respecter la volonté du peuple exprimée dans un cadre participatif.
AMINA KABO DJARMAH