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Hépatites virales : le Burkina Faso se mobilise pour briser le silence autour de la maladie

L’Hépatite virale reste un défi majeur de santé publique au Burkina Faso. À l’approche de la Journée mondiale de lutte contre les hépatites, prévue le 28 juillet 2026, le Programme sectoriel santé de lutte contre les hépatites virales a dévoilé un important programme d’activités placé sous le slogan « Hépatite, parlons-en ! ». L’objectif est de renforcer la sensibilisation, le dépistage et la prévention afin de réduire les nouvelles infections et les complications liées à ces maladies.

 Une mobilisation nationale pour mieux informer les populations

 À l’occasion de cette journée mondiale, plusieurs activités seront organisées à travers le pays. Le programme prévoit notamment un cross populaire suivi d’une séance d’aérobic, des panels d’échanges, des campagnes de sensibilisation, des séances de dépistage volontaire ainsi qu’une émission télévisée consacrée aux hépatites.

Selon le coordonnateur du Programme sectoriel santé de lutte contre les hépatites virales, Dr Natyon Dieudonné Soma, cette mobilisation vise à mieux faire connaître la maladie, souvent méconnue du grand public malgré son impact sur la santé des populations.

Le thème retenu cette année, « Hépatites : faisons tomber les barrières », invite les populations à lever les obstacles qui freinent encore l’accès à l’information, au dépistage, à la vaccination et aux soins. Les autorités souhaitent également encourager chaque citoyen à adopter des comportements favorables à la prévention.

À travers cette campagne, les Hépatites virales sont replacées au cœur des priorités sanitaires afin de favoriser une meilleure prise de conscience et une participation active des populations aux actions de prévention.

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Des chiffres préoccupants et des objectifs ambitieux

 Les statistiques présentées par le Programme montrent que les Hépatites virales demeurent largement répandues au Burkina Faso. La prévalence est estimée à 9,1 % pour l’hépatite B et 3,6 % pour l’hépatite C dans la population générale.

Une enquête de sérosurveillance réalisée en 2025 auprès des femmes enceintes âgées de 15 à 45 ans révèle également une prévalence de 5,92 % pour l’hépatite B et de 2,49 % pour l’hépatite C, confirmant l’importance de renforcer les actions de prévention et de dépistage.

Le Dr Natyon Dieudonné Soma rappelle que ces maladies évoluent souvent de manière silencieuse pendant plusieurs années avant d’être découvertes à un stade avancé, exposant les patients à des complications graves telles que la cirrhose ou le cancer du foie.

Le coordonnateur a enfin appelé les professionnels des médias à jouer pleinement leur rôle dans la sensibilisation des populations. Il a rappelé que le Burkina Faso ambitionne, conformément aux objectifs fixés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de réduire de 90 % les nouvelles infections par les Hépatites virales et de 65 % la mortalité liée à leurs complications d’ici à 2030.

Bibata NAON

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