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Goskoro: Quand l’eau fait couler le sang

À Goskoro, l’un des points névralgiques du Nord-Kanem, l’eau n’est plus seulement une ressource rare : elle devient, une fois de plus, un facteur d’embrasement. Vingt-six blessés, dont un grièvement touché : le bilan de cette nouvelle confrontation autour d’un puits pastoral rappelle la fragilité des équilibres communautaires dans cette zone sahélienne sous tension.  Une simple contestation sur l’ordre de passage au puits a suffi pour mettre le feu aux poudres.

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Alerté, le délégué général du gouvernement auprès de la province du Kanem, le Général Asseif Mahamat Assouni, s’est immédiatement rendu sur les lieux. Entouré de ses collaborateurs, il a évalué la situation, échangé avec la population et lancé un appel ferme à l’apaisement. Selon lui, la crise est désormais sous contrôle, même si, à Goskoro, la méfiance reste palpable au sein des communautés.

En attendant que les antagonismes s’apaisent, l’usage du puits incriminé a été suspendu. Une décision tempérée, mais révélatrice : à Goskoro, les autorités tentent d’éviter tout nouveau choc, conscientes que la moindre étincelle peut rallumer le brasier.

Cette affaire met en lumière une problématique structurelle qui dépasse le simple cadre local. Le Nord-Kanem, comme tant d’autres régions sahéliennes, subit la pression grandissante sur les ressources hydriques, alimentée par le changement climatique, la croissance démographique et la compétition pastorale. 

À Goskoro, le sang versé rappelle que l’eau, plus que jamais, est un enjeu géopolitique autant qu’un besoin vital.

HIGDE NDOUBA Martin 

 

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