En classe ou à Faso Mêbo : 77 élèves interceptés à Bobo-Dioulasso
La Brigade anti-criminalité (BAC) de Bobo-Dioulasso a mené une opération coup de poing pour lutter contre l’absentéisme scolaire. Intitulée « En classe ou à Faso Mêbo », cette intervention ciblée a permis d’interpeller un total de 77 élèves pris en flagrant délit d’école buissonnière.
L’opération a eu lieu le vendredi 24 octobre dernier, le coup de filet s’est concentré autour de trois grands établissements de la ville.
Travaux d’intérêt général et objectifs de l’opération
Les équipes de la BAC se sont réunies dès 7h30 pour un briefing stratégique. Celui-ci était dirigé par le commissaire principal de police Dakiswendé Moïse Sylvain Tiendrébéogo. Les consignes données étaient strictes : effectuer les interpellations sans aucune violence, sensibiliser les élèves et les acheminer vers le site prévu. Trois équipes distinctes ont été déployées pour quadriller les abords des lycées concernés.

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L’opération a visé spécifiquement les alentours du lycée professionnel régional Guimbi Ouattara, du lycée provincial Mollo Sanou et du lycée municipal Vinama Thiémounou Djibril. C’est dans ces zones que les 77 élèves ont été appréhendés alors qu’ils auraient dû être en cours. Le bilan de cette descente ne s’arrête pas aux élèves : l’opération a aussi permis la saisie de 70 motos et 47 vélos. Tous les élèves interceptés ont été soumis à une séance de sensibilisation avant leur transfert.

Après leur interpellation, les 77 élèves ont été conduits sur le site de Faso Mêbo pour y effectuer des travaux d’intérêt général. Cette mesure vise à la fois à punir l’absentéisme et à responsabiliser les jeunes. Selon le capitaine de police Fabrice Ouédraogo, chef du bureau des opérations de la BAC, cette action répond à des investigations qui ont révélé que « les abords de certains établissements scolaires servaient de repaires pour la vente de stupéfiants ».

L’objectif principal de l’opération est donc de « mettre un terme à ces pratiques déviantes et à responsabiliser les élèves ». Les responsables des lycées ont fortement appuyé cette démarche, la considérant utile pour restaurer la discipline et améliorer les conditions d’apprentissage.
CAROL SAWADOGO