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DGSV : un avertissement clair avant la répression judiciaire

La Direction générale des services vétérinaires (DGSV) a déclenché une vaste opération de répression le 24 septembre 2025 dans le cadre de sa mission d’assainissement du marché des médicaments vétérinaires. 

Cette campagne menée dans la région du Kadiogo, a ciblé plus de 150 sites identifiés, avec un accent particulier mis sur le marché de Sankar Yaar à Ouagadougou. 

Saisies massives et fermetures par la DGSV

L’objectif de la DGSV est clair : débusquer les vendeurs de produits illégaux qui mettent en danger la santé animale et la santé publique. Sur le terrain, le vétérinaire Capitaine Aboubacar Nacro a conduit les opérations au marché de Sankar Yaar, aboutissant à des résultats significatifs. Une quantité importante de produits non conformes a été saisie, et plusieurs boutiques ont été mises sous scellés

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Les agents de la DGSV expliquent que ces actions visent les propriétaires qui opèrent sans l’autorisation requise délivrée par le ministère de tutelle. Sans cet agrément, la vente de ces produits est considérée comme purement illicite. La direction des services vétérinaires rappelle que la vente légale est strictement encadrée.

Kadré Sanfo, directeur de la santé publique vétérinaire, a précisé les règles en vigueur. Il a souligné que «  le bon médicament, vous le trouvez dans des établissements autorisés, à savoir les cabinets de soins, les cliniques et pharmacies vétérinaires, les établissements de vente en gros. » 

L’encadrement légal de la vente des médicaments

En dehors de ces sites réglementés, toute transaction est illicite et sujette à la répression de la DGSV. Pour cette phase de l’opération, la marchandise est systématiquement saisie, appuyée par un procès-verbal. 

La DGSV a émis une mise en garde sérieuse. Elle appelle tous les commerçants à se conformer immédiatement aux textes en vigueur. Kadré Sanfo a clairement indiqué l’intention de l’administration de durcir le ton si l’illégalité persiste. 

« Ceux qui persistent, nous espérons qu’avec cette opération, beaucoup vont vraiment prendre conscience et arrêter. Et si ça persiste, nous serons obligés d’utiliser d’autres voies,  qui sera la poursuite judiciaire, et ils seront devant les juridictions compétentes pour répondre de leurs actes », a-t-il affirmé. La DGSV s’engage ainsi à passer à la vitesse supérieure pour garantir la légalité et la sécurité des produits vétérinaires. 

CAROL SAWADOGO 

 

 

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