Campagne électorale : HAMA fixe les règles du jeu
À quelques jours du lancement de la campagne pour les élections législatives et sénatoriales partielles du 21 juin dans le Haraze Al Biar et le Chari-Baguirmi, la HAMA serre la vis sur la couverture médiatique. Entre rappel à l’ordre, encadrement du temps d’antenne et appel à l’éthique, l’institution veut éviter les dérives qui ternissent souvent les compétitions électorales au Tchad.
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HAMA face au défi de l’équilibre médiatique
À la veille de l’ouverture officielle de la campagne électorale, la HAMA a réuni candidats, partis politiques, responsables des médias publics et privés ainsi que les équipes techniques chargées du monitoring. Une rencontre stratégique qui traduit la volonté de la HAMA d’encadrer de près la bataille médiatique autour des élections partielles prévues le 21 juin prochain.
Dans un contexte où les accusations de favoritisme médiatique reviennent régulièrement pendant les scrutins, la HAMA veut cette fois prévenir les contestations avant qu’elles n’éclatent. L’objectif affiché est clair : garantir une égalité de traitement entre tous les candidats engagés dans la course électorale.
La présidente de la HAMA, Mme Halimé Assadya Ali, a insisté sur le respect strict du principe d’équité. Selon elle, aucun candidat ne doit bénéficier d’un traitement privilégié dans les médias, qu’ils soient publics ou privés. Tout temps accordé à un acteur politique devra être rééquilibré au profit des autres concurrents dans les mêmes conditions.
Campagne sous surveillance
Pour assurer cette régulation, la HAMA a présenté trois décisions réglementaires destinées à encadrer la couverture médiatique durant toute la campagne. Les médias auront notamment cinq minutes pour couvrir les activités de chaque candidat. En parallèle, chaque prétendant disposera de trois minutes d’antenne pour diffuser des messages enregistrés.
Cette mesure, soutenue par la HAMA, vise à éviter les déséquilibres qui alimentent souvent les frustrations politiques. Les médias privés volontaires pourront également participer à la diffusion de ces messages afin d’élargir l’accès des candidats à l’opinion publique.
Mais derrière cet encadrement technique se cache un enjeu démocratique majeur. Dans un pays où les élections sont régulièrement marquées par des tensions et des accusations de manipulation, la crédibilité du processus dépend aussi du professionnalisme des médias.
Éthique, responsabilité et crédibilité
La HAMA a ainsi appelé les journalistes et promoteurs des médias à respecter l’éthique et la déontologie professionnelle. Car une campagne apaisée ne repose pas uniquement sur les candidats, mais également sur la responsabilité des organes de presse.
En mobilisant ses équipes techniques aux côtés de l’ONAMA pour superviser les enregistrements dès lundi, la HAMA tente d’envoyer un signal fort : celui d’une institution qui veut jouer pleinement son rôle d’arbitre.
Reste désormais à savoir si cet encadrement suffira à garantir une compétition réellement équilibrée dans les urnes comme dans les médias.
Martin HIGDE NDOUBA

