Aviculture : 30 blessés de guerre formés pour préparer leur autonomie à Bobo-Dioulasso
L’aviculture offre une nouvelle voie vers l’autonomie à 30 blessés de guerre à Bobo-Dioulasso. Lancée le lundi 17 août 2026 au camp Ouezzin-Coulibaly par le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, cette formation de cinq jours vise à leur transmettre un savoir-faire pratique pour développer des activités génératrices de revenus.
Des compétences pour préparer l’après-front
L’aviculture est au centre d’une session organisée du 17 au 21 août au profit des militaires blessés au cours des opérations. Les participants sont initiés aux principales techniques nécessaires à la mise en place et à la gestion d’une activité d’élevage de volailles.

Le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, a souligné l’importance de donner aux bénéficiaires des outils leur permettant de développer des activités génératrices de revenus. Pour lui, cet accompagnement doit contribuer à leur autonomisation et leur permettre de continuer à apporter leur contribution à la nation.
L’initiative, portée avec la ferme NEEMA BALO, s’inscrit dans une démarche de solidarité envers ceux qui ont été blessés dans l’exercice de leur mission. Son responsable, Dramane Traoré, a souligné la volonté de l’entreprise d’apporter une contribution concrète à leur accompagnement et de leur permettre d’acquérir de nouvelles possibilités d’activité.
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L’aviculture comme levier d’autonomie
Au cours de la formation, plusieurs modules pratiques sont prévus. Ils portent notamment sur la construction des poulaillers, l’alimentation des volailles, les soins à apporter aux animaux, ainsi que la valorisation et la commercialisation des produits issus de l’élevage. Pour les bénéficiaires, l’aviculture représente une possibilité d’acquérir un savoir-faire directement exploitable. L’adjudant Alassane Sanou a salué l’initiative, estimant qu’elle témoigne de l’attention accordée aux blessés de guerre et peut leur permettre de préparer un autre parcours professionnel.

Au-delà de l’apprentissage technique, cette formation entend favoriser la réinsertion et renforcer l’autonomie des participants. Elle traduit également une volonté de soutenir des activités productives susceptibles de générer des revenus et de contribuer à la production nationale.
À travers l’aviculture, les bénéficiaires disposent ainsi d’un nouvel outil pour préparer leur avenir et diversifier leurs possibilités d’activité. Cette démarche illustre la place que peuvent occuper la formation et l’accompagnement économique dans le soutien aux blessés de guerre.
Bibata NAON