Autoroute Ouagadougou-Bobo : plus de 70 % des travaux de nettoyage déjà réalisés
Des journalistes ont été conduits, le dimanche 25 janvier 2026, sur le chantier de la future autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso, à l’initiative de la direction de la communication et des relations presse de la Présidence du Faso. Objectif : faire le point sur l’évolution des travaux engagés par l’Agence Faso Mêbo depuis le lancement officiel du projet.
Bulldozers en action, équipes mobilisées jour et nuit, kilomètres déjà dégagés : la dynamique observée sur le terrain traduit la volonté des autorités d’avancer rapidement vers la réalisation de cette infrastructure stratégique destinée à transformer la mobilité et l’économie nationales.
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Plus de 70 % de la phase de nettoyage déjà exécutés sur les 332 km prévus
Quelques semaines après la pose de la première pierre, Faso Mêbo a déployé ses équipes sur l’ensemble du tracé de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso. Répartis en quatre postes opérationnels, les agents procèdent au nettoyage et au nivellement de l’emprise, première étape avant les travaux de terrassement.
Selon les responsables techniques, 232 kilomètres sur les 332 prévus ont déjà été dégagés par des engins lourds, ce qui représente plus de 70 % de taux d’exécution de cette phase initiale sur l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso.

Sur le site de Baporo, au deuxième poste couvrant la section Tita–Boromo, les bulldozers sont en permanence à l’œuvre. « Les travaux se poursuivent de jour comme de nuit avec différents intervenants : équipes techniques, maintenance et conducteurs d’engins », explique l’ingénieur Moctar Désiré Tankoana, chef d’équipe. Une mobilisation saluée également par René Kandia Onadja, responsable du premier poste Yimdi–Tita, qui assure que les ouvriers travaillent sans relâche pour tenir les délais fixés sur l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso.
Un point d’étape sur l’évolution du chantier
Le suivi général du chantier est assuré par le commandant de brigade Faso Mêbo, le capitaine Sayouba Sawadogo. Il rappelle que la première phase consiste à débarrasser le tracé de toute végétation, arbres et racines compris, afin de faciliter la suite des opérations sur l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso. « Nous avons des équipes très dynamiques et motivées qui travaillent sept jours sur sept. Cela nous a permis d’enregistrer des avancées significatives », a-t-il souligné.
Les quatre postes couvrent respectivement les tronçons Yimdi–Tita, Tita–Boromo, Boromo–Houndé et Houndé–Bobo-Dioulasso. Si certaines parcelles privées sont touchées par le projet, des mécanismes d’accompagnement ont été prévus pour les populations concernées, a rassuré le capitaine Sawadogo, évoquant une collaboration étroite avec les autorités locales autour de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso.
Le coordonnateur de l’Agence Faso Mêbo, Ahmed Sakandé, reconnaît pour sa part que les principales difficultés rencontrées sont d’ordre environnemental et social. « C’est normal pour un projet de cette envergure. Nous saluons la compréhension des populations riveraines », a-t-il indiqué, mettant en avant la synergie entre Faso Mêbo, la SONATUR, les services de l’environnement et les autorités coutumières engagées dans la réussite de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso.
D’une longueur totale de 332 km, la future infrastructure quittera la route nationale n°1 à Yimdi, au sud-ouest de Ouagadougou, traversera les environs de Koudougou, Boromo et Houndé, avant de rejoindre Bobo-Dioulasso. Elle comptera huit voies séparées par un terre-plein central et sera dotée d’ouvrages connexes modernes.
Pour soutenir ce vaste chantier, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé qu’une enveloppe de 200 milliards de francs CFA sera consacrée au projet au cours de l’année 2026, confirmant ainsi l’importance stratégique accordée à cette autoroute pour le développement du pays.
Pingd-Manegda Laure Christianne KABORE (stagiaire)
Source : Sidwaya