Affaire Lionel Bilgo : pourquoi le procès est-il encore reporté au 16 novembre ?
Lionel Bilgo, l’ancien ministre de l’Education du Burkina Faso voit son procès renvoyé au 16 novembre 2026 devant le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, en raison de l’absence du dossier physique, retenu dans le cadre d’un recours devant la Cour d’appel.
Le procès de Lionel Bilgo, ancien ministre et gérant de la Société de travaux et d’investissements fonciers (SITRAF), connaît un nouveau report. Prévue ce lundi 19 octobre 2026 devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso, l’audience n’a pas pu se tenir en raison de l’indisponibilité du dossier physique.
Un recours bloque la poursuite du procès
Dès l’ouverture de l’audience, le ministère public a demandé le renvoi de l’affaire. En cause : le dossier physique est retenu dans le cadre d’un recours toujours pendant devant la Cour d’appel.
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Les avocats de la défense ont précédemment contesté deux décisions, concernant une demande de mise en liberté provisoire et une demande de dessaisissement du pôle économique et financier (ECOFI) au profit du tribunal correctionnel.
La Cour d’appel a accordé la mise en liberté provisoire le 14 octobre 2026. En revanche, le recours relatif au dessaisissement reste en attente de décision. Cette procédure empêche, pour l’heure, le tribunal de poursuivre l’examen de l’affaire.
Prochaine audience fixée au 16 novembre
Initialement, le ministère public avait proposé de renvoyer le dossier au 2 novembre. La défense a toutefois demandé un délai supplémentaire afin de permettre à la Cour d’appel de se prononcer sur le recours en cours.
Après concertation, le tribunal a finalement retenu la date du 16 novembre 2026 pour la prochaine audience.
Dans cette affaire, Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré, directeur exécutif de la SITRAF, sont poursuivis pour des faits liés à l’exercice illégal d’activités de promotion foncière et à la publicité de promotion immobilière sans autorisation.
D’ici à la prochaine audience, l’évolution du recours devant la Cour d’appel reste déterminante pour la suite de la procédure.
AMINA KABO DJERMAH
Source/Justice Burkina Infos