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Accords de siège : un projet de décret examiné à Manga

Le ministère des Affaires étrangères, à travers la Direction générale des Affaires juridiques et consulaires (DGAJC), organise du 11 au 13 février 2026 à Manga un atelier national de validation du projet de décret portant réglementation de la conclusion des accords de siège au Burkina Faso.

Réunis dans la région du Nazinon, des experts du ministère des Affaires étrangères et de plusieurs départements ministériels examinent le document afin de définir un cadre normatif clair et cohérent pour encadrer la conclusion des accords de siège au Burkina Faso.

Un accord de siège est un traité conclu entre un État et une organisation internationale dotée de la personnalité juridique internationale. Il détermine le régime juridique applicable à l’organisation bénéficiaire, consacre des privilèges et immunités, tout en créant des obligations pour les parties signataires.

Un enjeu de souveraineté et de crédibilité internationale

En procédant au lancement officiel des travaux, le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE, a souligné la nécessité pour le Burkina Faso d’adopter une politique de siège cohérente, stratégique et conforme aux intérêts nationaux.

« Au-delà de sa définition juridique, l’accord de siège est un choix politique qui engage la souveraineté de l’État, ses finances publiques, son ordre juridique interne et son image internationale », a-t-il déclaré.

Il a également précisé que réglementer la conclusion des accords de siège ne constitue pas une restriction de la coopération, mais plutôt une affirmation d’une coopération équilibrée et bénéfique pour le pays. Selon lui, chaque engagement international doit contribuer au renforcement de la position du Burkina Faso sur la scène internationale.

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Préserver l’intérêt national

Au regard des enjeux majeurs liés aux accords de siège au Burkina Faso, le Secrétaire général a invité les participants à examiner minutieusement le projet de décret afin d’aboutir à un texte efficace, capable de préserver l’intérêt national tout en consolidant la crédibilité internationale du pays.

Il convient de rappeler que la politique d’ouverture du Burkina Faso a déjà permis la formalisation de plus de 70 accords de siège, favorisant l’implantation de nombreuses organisations régionales et internationales sur son territoire et contribuant à son rayonnement diplomatique.

Yiwènè Angelina MPO (Stagiaire)

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