Tchad : fêtes de fin d’année, la mort au bout de l’excès
Les fêtes de fin d’année, censées être des moments de partage et de réjouissance, ont une fois de plus viré au drame au Tchad. Derrière les lumières, la musique et les retrouvailles familiales, l’excès et l’imprudence ont coûté la vie à plusieurs citoyens, rappelant que la fête peut aussi rimer avec tragédie.
Des chiffres alarmants à l’échelle nationale
Durant la période des célébrations, le Tchad a enregistré 1 266 accidents et 12 décès sur l’ensemble du territoire. Des statistiques lourdes de sens, qui traduisent une réalité inquiétante : la route demeure l’un des principaux lieux de danger lors des fêtes. Excès de vitesse, conduite en état d’ivresse et non-respect du code de la route figurent parmi les causes récurrentes.
Au Tchad, les périodes festives sont souvent marquées par une forte mobilité des populations. Malheureusement, cette affluence s’accompagne d’un relâchement des comportements responsables. Une seule vie perdue est déjà de trop, et ces douze décès rappellent cruellement que la célébration ne doit jamais se faire au prix du sang.
Prévenir plutôt que pleurer
La situation observée au Tchad interpelle à la fois les autorités et les citoyens. Si des campagnes de sensibilisation sont régulièrement menées, leur impact reste limité face à l’indiscipline persistante. La sécurité routière doit devenir une priorité partagée, surtout lors des moments de grande affluence. L’enjeu est clair : renforcer les contrôles, intensifier la prévention et responsabiliser les usagers de la route. Les fêtes doivent rester des instants de joie et non des périodes de deuil pour des familles entières.
Martin HIGDE NDOUBA