Actualités

Tchad : l’école au sol, jusqu’à quand ?

Au Tchad, l’image frappe autant qu’elle interroge : dans la capitale comme dans plusieurs provinces, des milliers d’enfants poursuivent encore leur scolarité assis à même le sol. Une scène que l’on retrouve dans ce Tchad où les infrastructures publiques peinent à suivre la croissance démographique et les ambitions politiques.

Dans certaines écoles publiques, les salles de classe délabrées accueillent des dizaines d’élèves serrés les uns contre les autres, écrivent sur leurs genoux, exposés à la poussière et au bruit. Les enseignants dénoncent des conditions de travail indignes, tandis que les parents s’inquiètent d’un environnement qui, selon eux, « ne peut garantir aucun avenir ». Pour beaucoup, la situation reflète l’immobilisme qui frappe encore le secteur éducatif du Tchad.

A lire aussi /  Mahamat Idriss Déby Itno ramène des promesses, mais le Tchad peut-il les tenir ?

Depuis plusieurs années, les autorités annoncent des plans de modernisation : construction de nouvelles écoles, dotation en matériel, amélioration de la formation des enseignants. Pourtant, sur le terrain, le contraste est saisissant. Les retards s’accumulent, les budgets s’étiolent, et les élèves du pays continuent de s’entasser dans des classes où le mobilier scolaire reste un luxe.

Dans ce contexte, une question traverse la société : comment préparer l’avenir lorsque, dans le Tchad d’aujourd’hui, apprendre signifie encore s’asseoir par terre ?

HIGDE NDOUBA Martin 

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page