Tchad/Karwai : les habitants vivent les pieds dans l’eau
Dans le 9ᵉ arrondissement de la capitale tchadienne, le quartier de Karwai vit depuis plusieurs jours au rythme d’une montée des eaux qui a transformé les ruelles en canaux improvisés. Ici, se déplacer à pied relève désormais de l’impossible : les habitants, submergés par les crues saisonnières, ont dû recourir à des pirogues pour circuler. Cette vision d’un quotidien noyé dans l’eau n’est pas nouvelle, mais elle s’aggrave d’année en année.
Les dégâts se multiplient : habitations fragilisées, commerces inaccessibles, voies d’accès coupées. Plusieurs familles ont été contraintes de rehausser leurs lits, de déplacer leurs effets personnels ou de s’abriter chez des proches. Pour beaucoup d’habitants de Karwai, ces inondations récurrentes témoignent d’un manque de planification urbaine et d’infrastructures adaptées, dans une zone pourtant exposée à chaque saison humide.
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Face à l’ampleur de la situation, une délégation municipale s’est rendue à Karwai afin d’évaluer les dégâts et écouter les doléances des riverains. Mais sur place, le constat est amer : les solutions d’urgence tardent à venir, et les dispositifs de drainage restent largement insuffisants. À Karwai, plusieurs habitants dénoncent un sentiment d’abandon, estimant que la même crise se répète chaque année sans réponse durable.
Les résidents appellent désormais à une intervention plus structurée : assainissement, renforcement des berges, travaux de canalisation et politique de prévention plus rigoureuse. Car pour les familles de Karwai, survivre aux eaux ne peut plus être une fatalité cyclique, mais un défi que les autorités doivent affronter avec détermination.
HIGDE NDOUBA Martin