Bilinguisme au Tchad : l’arabe s’impose en Terminale
Dans une note circulaire rendue public le 12 septembre dernier par le ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique, l’enseignement de la langue arabe sera obligatoire dans les classes de Terminale, à compter de la rentrée scolaire 2025-2026.
L’enseignement de la langue arabe est obligatoire dans toutes les classes de Terminale des établissements d’enseignement secondaire général et technique francophones. De même, le français est désormais obligatoire dans toutes les classes de Terminale des établissements d’enseignement secondaire général et technique arabophones”, précise la note.
Cette directive vise à garantir l’application rigoureuse des textes fondamentaux qui reconnaissent ces deux langues comme officielles au Tchad.
Bilinguisme en déficit.
Depuis la Conférence nationale souveraine de 1993, la Constitution consacre clairement l’arabe comme langue nationale, aux côtés du français, faisant du Tchad un pays obligatoirement bilingue.
Mais l’on constate un déséquilibre visible où le français est prépondérant, notamment le volume horaire des cours en français dépasse largement l’arabe. Pire encore, certains établissements publics ne disposent pas d’enseignants arabophones. Comment peut-on rendre l’arabe littéraire obligatoire pour un élève qui depuis la maternelle ne maîtrise qu’une seule langue le français ?
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Politique pour accompagner le bilinguisme.
Pour corriger ces dérives, il est important de mettre en place une politique d’aménagement du bilinguisme. Il faut associer les acteurs du système éducatif tchadien dans cette directive. On ne peut pas prôner le bilinguisme quand une langue domine sur l’autre.
HIGDE NDOUBA Martin