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FACEM : patrimoine Mouroum au cœur de la scène culturelle

Dans un contexte où la transmission des traditions constitue un enjeu majeur pour la préservation des identités culturelles, l’Espace Mouroum entend faire entendre sa voix. Du 18 au 22 novembre 2026, N’Djaména accueillera la première édition du Festival des Arts et de la Culture de l’Espace Mouroum (FACEM), une initiative qui ambitionne de célébrer les richesses culturelles de cette communauté et de rapprocher les générations autour d’un patrimoine commun.

Cinq jours pour faire vivre les traditions

La culture Mouroum entend sortir de l’ombre et occuper une place plus visible dans le paysage culturel tchadien. C’est l’ambition affichée par les organisateurs du Festival des Arts et de la Culture de l’Espace Mouroum (FACEM), dont la première édition se tiendra du 18 au 22 novembre 2026 à N’Djaména.

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L’événement a été officiellement présenté à la presse le jeudi 5 novembre à l’Institut français du Tchad. Face aux journalistes, Djimaldongar Jules Emmanuel, président du comité d’organisation, a exposé les grandes lignes de cette initiative consacrée à la valorisation du patrimoine culturel et à la sauvegarde des traditions.

Placée sous le thème « Valorisation de notre patrimoine culturel, de notre identité et de nos traditions », cette première édition se déroulera à l’Espace culturel Talino Manu. Pendant cinq jours, le FACEM entend transformer ce lieu en une vitrine des expressions artistiques et culturelles de l’Espace Mouroum.

Le programme annoncé se veut aussi riche que diversifié. Expositions, prestations musicales, danses traditionnelles, défilés de tenues vestimentaires et présentation de spécialités culinaires figurent parmi les activités prévues. Autant de rendez-vous destinés à faire découvrir au public les particularités d’un patrimoine qui ne se résume pas aux seules manifestations folkloriques.

Transmission, un défi pour les nouvelles générations

Au-delà des spectacles et des festivités, les organisateurs affichent une ambition plus profonde : réconcilier les jeunes générations avec leur héritage culturel. À l’heure où les mutations sociales et l’influence des cultures extérieures transforment les modes de vie, la transmission des langues, des pratiques, des savoir-faire et des valeurs traditionnelles devient un enjeu essentiel.

Le FACEM veut ainsi créer un espace de dialogue entre les anciens, dépositaires de la mémoire collective, et les jeunes, appelés à assurer la continuité de cet héritage. L’objectif est également de permettre aux artistes, artisans et autres acteurs culturels de présenter leurs créations et de faire reconnaître leurs compétences.

Cette démarche prend une dimension particulière dans un pays comme le Tchad, dont la diversité culturelle constitue une richesse, mais aussi un défi permanent en matière de cohésion sociale. En mettant en avant les traditions Mouroum, le festival entend contribuer au dialogue interculturel et au rapprochement entre les communautés.

Appel à la mobilisation des partenaires

Mais la concrétisation de cette ambition nécessite des moyens et un accompagnement à la hauteur des attentes. Conscient de cet enjeu, Djimaldongar Jules Emmanuel a lancé un appel aux partenaires institutionnels, sponsors, mécènes et ressortissants de l’Espace Mouroum pour soutenir l’organisation de cette première édition.

Derrière le slogan « FACEM : Fierté – Racines – Identité », les initiateurs souhaitent inscrire ce rendez-vous dans la durée et en faire un instrument de promotion culturelle.

Reste désormais à transformer cette ambition en un rendez-vous fédérateur. Car préserver une identité ne consiste pas seulement à célébrer le passé, mais aussi à lui donner une place dans le présent et une perspective dans l’avenir. Le FACEM aura ainsi pour premier défi de faire des traditions Mouroum un patrimoine vivant, partagé et transmis.

Martin HIGDE NDOUBA

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