Journée sportive : Naïr Abakar en première ligne
À N’Djaména, le sport veut sortir des terrains de compétition pour devenir un réflexe du quotidien. Le 12 septembre, le stade Idriss Mahamat Ouya a accueilli une journée sportive conjointe du ministère des Sports et de Mercator, placée sous le signe de la santé, du bien-être et de la convivialité.
Au stade Idriss Mahamat Ouya, ce 12 septembre, les maillots de sport ont remplacé les costumes et les chaussures de ville. Pour quelques heures, responsables, agents, jeunes et participants se sont retrouvés autour d’un même objectif : bouger pour préserver sa santé. Cette journée sportive organisée conjointement par le ministère des Sports et Mercator a donné une autre image de la pratique sportive au Tchad.
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En première ligne, Naïr Abakar a pris part à cette mobilisation qui entend rappeler que le sport ne doit pas être réservé aux athlètes ou aux compétiteurs. Dans une capitale où les contraintes professionnelles, les déplacements et le rythme de vie laissent parfois peu de place à l’activité physique, l’initiative veut encourager de nouvelles habitudes.
Sport comme réflexe de santé
Au-delà de l’ambiance et des exercices, cette journée sportive porte un message de prévention. Une activité physique régulière contribue à améliorer la condition physique, à lutter contre la sédentarité et à favoriser un meilleur équilibre de vie.
Les participants rencontrés à l’occasion de cette journée sportive ont ainsi salué une initiative jugée bénéfique pour la santé. Pour eux, l’enjeu est désormais de transformer ce rendez-vous ponctuel en habitude durable. Car une matinée d’exercice ne suffit pas à installer une véritable culture sportive.
« Il faut que le sport fasse partie de notre quotidien », résume l’un des participants, appelant à multiplier les initiatives similaires dans les quartiers, les administrations, les entreprises et les établissements scolaires.
Les femmes appelées à investir davantage les espaces sportifs
Autre message ressorti de cette journée sportive : la nécessité d’encourager davantage les femmes à pratiquer une activité physique. Dans certains milieux, les contraintes sociales, familiales ou professionnelles limitent encore leur accès régulier aux espaces sportifs.
Les participantes présentes au stade Idriss Mahamat Ouya entendent pourtant montrer l’exemple. Pour elles, pratiquer une activité physique ne relève ni du luxe ni d’une simple question d’apparence, mais participe pleinement au bien-être et à la santé.
Cette journée sportive apparaît ainsi comme un moment de sensibilisation, mais aussi comme une invitation à repenser la place du sport dans la société tchadienne. Les organisateurs souhaitent que cette dynamique puisse dépasser le cadre d’un événement ponctuel.
De l’événement à l’habitude
Le véritable défi commence donc après cette journée sportive. Encore faut-il que l’engouement observé au stade Idriss Mahamat Ouya se prolonge dans le temps. Marcher, courir, faire des exercices physiques ou pratiquer une discipline sportive régulièrement peut devenir un réflexe accessible à chacun.
À travers cette mobilisation, le ministère des Sports et Mercator rappellent surtout une évidence parfois oubliée : prendre soin de sa santé passe aussi par le mouvement. Reste à faire de cette journée sportive non pas une exception dans le calendrier, mais le point de départ d’une pratique quotidienne et plus inclusive du sport au Tchad.
Martin HIGDE NDOUBA

