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Collaboration AES-CEDEAO : Un document-cadre pour les futures négociations

L’AES (Alliance des États du Sahel) poursuit la préparation de ses futures discussions avec la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest). Réunis à Ouagadougou le mardi 23 juin 2026, les experts de l’AES travaillent à l’élaboration d’un document-cadre stratégique destiné à définir une position commune et à défendre les intérêts des États membres de l’AES lors des prochaines consultations avec l’organisation ouest-africaine.

 Une position commune de négociation

Les experts se sont retrouvés dans la capitale burkinabè afin de poser les bases des futures négociations avec la CEDEAO. L’objectif principal est de produire un document de référence qui servira de guide aux autorités de la confédération dans leurs échanges avec l’organisation régionale.

Selon le secrétaire général du ministère burkinabè des Affaires étrangères, Hermann Yirigouin Toé, ce document permettra de définir la doctrine de négociation de l’AES et de garantir la prise en compte des intérêts des populations.

Les travaux devront également permettre d’identifier les principaux domaines de coopération, d’évaluer les impacts des futures décisions et de fixer les priorités à défendre lors des prochaines consultations entre les deux organisations.

Les participants auront ainsi la responsabilité de doter l’AES d’un document fiable capable d’orienter les futures discussions avec la CEDEAO tout en préservant les intérêts stratégiques de l’espace confédéral.

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Un dialogue constructif en perspective

Les responsables ont réaffirmé leur volonté de privilégier le dialogue tout en préservant la souveraineté des États membres. Ils ont rappelé que le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO ne signifie pas une rupture totale des relations avec l’organisation sous-régionale.

Durant trois jours, les participants examineront plusieurs questions d’intérêt commun, notamment l’intégration régionale, la libre circulation des personnes et des biens, la coopération économique, la sécurité régionale ainsi que les mécanismes de concertation entre les deux espaces.

Pour les délégations du Mali et du Niger, il est essentiel que l’AES dispose d’une vision claire avant l’ouverture des consultations. Cette démarche devrait permettre à l’AES de parler d’une seule voix et de conduire les futures négociations dans le respect des intérêts de ses populations.

Les experts estiment que ce travail préparatoire, inspiré des orientations des chefs d’État de la confédération, contribuera à renforcer la position de l’AES lors des futurs échanges avec la CEDEAO et à favoriser des relations fondées sur le respect mutuel et les intérêts communs.

 

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