Liberté religieuse au Burkina : Émile Zerbo dévoile une réforme qui veut changer la donne
Émile Zerbo, ministre de l’Administration territoriale a dévoilé que la nouvelle loi sur les libertés religieuses n’est dirigée contre aucune confession, mais vise à renforcer la cohésion sociale, la sécurité et l’encadrement du fait religieux au Burkina Faso.
Une loi pour protéger la liberté et encadrer les dérives
Adoptée à l’unanimité par les députés de l’Assemblée législative du Peuple (ALP), la nouvelle loi portant libertés religieuses marque une nouvelle étape dans la gestion du fait religieux au Burkina Faso. Avec 112 articles, le texte ambitionne de garantir la liberté de croyance tout en fixant des règles pour préserver l’ordre public et le vivre-ensemble.
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Selon Émile Zerbo, cette réforme ne cible aucune religion en particulier. Le ministre insiste sur une approche équitable qui concerne toutes les communautés religieuses, avec pour objectif de prévenir les dérives et de renforcer la paix sociale.
La loi prévoit notamment un meilleur encadrement des lieux de culte, une plus grande transparence dans le financement des organisations religieuses ainsi que des mesures contre les discours de haine et les pratiques portant atteinte aux droits humains.
Émile Zerbo appelle à la compréhension et au dialogue
Pour Émile Zerbo, cette adoption représente « un cap important » dans la vie de la Nation. Le ministre souligne que les pratiques religieuses doivent rester compatibles avec les valeurs républicaines et que la religion ne peut jamais servir de justification à l’exploitation ou à la mendicité forcée des enfants.
Le gouvernement prévoit désormais une vaste campagne de sensibilisation auprès des populations et des différentes communautés. Le texte sera expliqué dans plusieurs langues nationales afin de favoriser son appropriation.
À travers cette réforme, Émile Zerbo affirme que l’objectif recherché reste la consolidation du dialogue interreligieux, la protection des libertés et le renforcement de l’unité nationale.
AMINA KABO DJARMAH
Source/Burkina yawana