TGI de Fada N’Gourma : le Burkina ouvre une 3e session criminelle spéciale pour juger 54 dossiers
Le TGI de Fada N’Gourma ou la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Fada N’Gourma a ouvert, du 15 au 28 juin 2026, une troisième session spéciale de l’année consacrée à l’examen de 54 dossiers criminels impliquant 143 accusés.
Une session dédiée à l’apurement des anciens dossiers
Cette session vise à accélérer le traitement des affaires en attente, notamment des faits de meurtre, d’assassinat, de viol aggravé, de vol aggravé et de détournement de deniers publics.
Cette troisième session spéciale s’inscrit dans une dynamique d’apurement du stock de dossiers criminels avant les vacances judiciaires. Après deux sessions tenues en mars et avril 2026, la juridiction poursuit ses efforts pour réduire les affaires en attente de jugement.

Les dossiers concernés remontent pour certains à plusieurs années, notamment aux périodes de 1995, 2001 et 2002. Au total, 18 audiences sont programmées au siège du TGI et à la Cour d’appel de Fada N’Gourma.
Le procureur du Faso du TGI de Fada N’Gourma, Salam Ouédraogo, a rappelé que ces infractions sont passibles de lourdes peines allant de dix à trente ans de prison, voire la réclusion criminelle à perpétuité selon les cas.
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Un héritage judiciaire et un travail de longue haleine
Le président du TGI de Fada N’Gourma, Mahamed Dielo, a expliqué que ce stock de dossiers est hérité des réformes ayant conduit au transfert de certaines affaires de la Cour d’appel vers les chambres criminelles des TGI.
Il a souligné que ce travail nécessite un engagement important des magistrats, notamment dans la rédaction des décisions judiciaires, tout en saluant leur sens du devoir et leur professionnalisme.
Un procès à forte portée pédagogique
Pour le procureur du Faso, les audiences ne se limitent pas au jugement des accusés mais jouent également un rôle éducatif important. Il a encouragé les élèves et étudiants à assister aux procès afin de mieux comprendre le fonctionnement de la justice et les conséquences des infractions.

Le président du tribunal a, de son côté, rappelé que la justice contribue aussi à la sensibilisation des citoyens, en permettant une meilleure connaissance des lois et des sanctions encourues.
