Université de Moundou en grève : les enseignants et vacataires réclament leurs droits
Depuis ce lundi 23 mars 2026, les enseignants de l’Université de Moundou observent une grève de trois jours pour réclamer le paiement des frais de jury de deux sessions. Malgré plusieurs échanges avec l’administration, aucune solution concrète n’a encore été trouvée pour répondre à leurs revendications.
La double crise des enseignants vacataires
À cette grève s’ajoute celle des enseignants vacataires, également en attente du règlement de leurs arriérés. Cette situation crée une paralysie quasi totale au sein de l’Université de Moundou, affectant le déroulement normal des cours et la préparation aux examens. Les enseignants ont prévenu que, sans solution rapide, une grève illimitée pourrait être envisagée.
Le président en quête de solutions
Le professeur Mbaînaîbe Jérôme, président de l’Université de Moundou, indique être en concertation avec les autorités locales pour tenter de rétablir la situation. « Notre priorité est de trouver un compromis afin que les activités académiques reprennent sans tarder », explique-t-il, soulignant l’urgence de protéger le calendrier universitaire tout en respectant les droits des enseignants.
En attendant un dénouement, les étudiants restent chez eux, dans l’incertitude quant à la reprise des cours. La grève impacte non seulement l’enseignement, mais aussi la tenue des jurys de fin de session. La communauté universitaire est désormais dans l’attente d’une solution qui permette à l’Université de Moundou de retrouver son fonctionnement normal.
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Un défi majeur pour l’enseignement supérieur
La situation illustre les tensions persistantes entre droits des enseignants et continuité pédagogique. Les prochains jours seront cruciaux pour éviter une escalade et garantir un retour rapide à la normale. L’Université de Moundou se retrouve face à un défi majeur : rétablir la confiance entre l’administration, les enseignants et les étudiants tout en assurant la qualité de l’enseignement.
Martin HIGDE NDOUBA