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Laï : « Koula », symbole d’un héritage ancestral

La communauté Kabalaye a célébré, le samedi 10 octobre 2026, à Laï, dans la province de la Tandjilé, le « Koula », une fête traditionnelle marquant le nouvel an selon ses coutumes. Entre parade de pirogues sur le fleuve Logone et danses ancestrales, cette célébration met à l’honneur la transmission des valeurs culturelles et la préservation de l’identité communautaire.

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Célébration rythmée par les traditions

À Laï, la communauté Kabalaye a renoué avec ses traditions à l’occasion du Koula, un rendez-vous culturel qui occupe une place importante dans la vie sociale et coutumière de ses membres. Organisée le samedi 10 octobre 2026, cette célébration du nouvel an traditionnel a rassemblé des participants venus honorer un héritage transmis de génération en génération.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs autorités administratives, dont le délégué général du gouvernement auprès de la province de la Tandjilé, Dr Néné Ehémir Torna, ainsi que de différents cadres provinciaux. Leur présence témoigne de l’importance accordée à la valorisation des traditions locales et à la sauvegarde du patrimoine culturel tchadien.

Les festivités ont notamment été marquées par une parade de pirogues sur le fleuve Logone, dans la zone de Laï-Noungou. Sur l’eau comme sur les rives, cette manifestation a donné une dimension particulière à la rencontre, en mettant en lumière le lien entre la communauté, son environnement et ses pratiques ancestrales.

Les réjouissances se sont également poursuivies au rythme des danses traditionnelles, dont le « Gang Gang », qui a contribué à l’ambiance festive de cette journée.

Héritage au service de la transmission

Au-delà des réjouissances, le Koula représente un moment privilégié de transmission des connaissances, des valeurs et des repères culturels. Cette fête permet aux membres de la communauté de se retrouver autour de pratiques qui participent à la continuité de leur histoire collective.

Elle joue également un rôle dans l’éducation traditionnelle des adolescents ayant franchi les étapes de leur initiation. À travers les rites, les danses et les rassemblements communautaires, les jeunes sont amenés à mieux connaître les coutumes de leurs aînés et à comprendre leur place au sein de la société.

Dans un contexte où les modes de vie évoluent et où les nouvelles générations sont davantage exposées aux influences extérieures, la préservation de telles traditions constitue un enjeu important. Le Koula offre ainsi un cadre de rencontre entre les générations et contribue au maintien de l’identité culturelle Kabalaye.

Appel à préserver le patrimoine culturel

Prenant la parole à cette occasion, le délégué général du gouvernement, Dr Néné Ehémir Torna, a exhorté les membres de la communauté à sauvegarder leur patrimoine et à valoriser cet héritage culturel.

Cet appel souligne la responsabilité collective des communautés, des autorités et des jeunes dans la préservation des traditions. La pérennité du Koula dépend notamment de la volonté de transmettre ses pratiques, ses significations et ses valeurs aux générations futures.

À Laï, cette célébration rappelle ainsi que les traditions ne se limitent pas à des manifestations festives. Elles constituent aussi des repères historiques et sociaux, capables de renforcer les liens communautaires et de préserver la diversité culturelle du Tchad.

En perpétuant le Koula, la communauté Kabalaye réaffirme son attachement à ses racines et sa volonté de faire vivre un patrimoine qui participe à la richesse culturelle nationale.

Martin HIGDE NDOUBA

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