TGI Ouaga I : « Le sexe de mon ami ressemble à un Bic » : un jeune commerçant condamné pour diffamation
Un jeune commerçant a été condamné à trois mois de prison avec sursis et à 250 000 FCFA d’amende par le Tribunal de grande instance Ouaga I, pour des propos diffamatoires tenus sur TikTok. La plaignante réclamait 750 000 FCFA de dommages et intérêts, mais sa demande a été rejetée.
Un jeune commerçant s’invite dans un conflit sur TikTok
Le lundi 12 octobre 2026, un jeune commerçant, prénommé Ali, a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance Ouaga I pour des faits de diffamation au préjudice de Tati.
À l’origine de l’affaire, des échanges houleux sur TikTok en septembre 2026. Selon Ali, il serait intervenu pour défendre son ami, après que Tati aurait publiquement tenu des propos sur l’anatomie de ce dernier.
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Interrogé sur les raisons de son intervention, le jeune commerçant a reconnu qu’il n’était pas directement concerné par le différend. « Comme c’était sur les réseaux sociaux, je faisais mon malin », a-t-il admis devant le tribunal.
De son côté, Tati a contesté cette version. Elle affirme avoir d’abord été insultée par l’ami d’Ali, qui aurait tenu des propos injurieux à l’endroit de sa mère. Elle reconnaît également avoir riposté par des insultes avant que le conflit ne s’envenime sur les réseaux sociaux.
Un jeune commerçant condamné, la demande d’indemnisation rejetée
Estimant les faits de diffamation établis, le ministère public a requis contre le jeune commerçant trois mois d’emprisonnement et une amende de 250 000 FCFA, le tout assorti du sursis.
Dans son délibéré, la chambre correctionnelle a déclaré Ali coupable et l’a condamné aux peines requises.
Sur le volet civil, Tati réclamait 600 000 FCFA pour préjudice moral et 150 000 FCFA pour un partenariat qu’elle affirme avoir perdu avec un ministère, soit un total de 750 000 FCFA.
Toutefois, le tribunal a jugé sa demande mal fondée et l’a déboutée de l’ensemble de ses prétentions.
Cette affaire rappelle que les échanges sur les réseaux sociaux peuvent avoir des conséquences judiciaires, même lorsque l’on intervient dans un conflit qui ne nous concerne pas directement.
AMINA KABO DJARMAH
Source/Justice Infos Burkina