Tchad: Quand Allah Maye Halina prend conscience de l’écart entre politique et réalité
À Dibebé, après le récent conflit intercommunautaire, Allah Maye Halina a surpris plus d’un observateur en déclarant : “Pour une simple question de puits, des Tchadiens s’entretuent. Cela doit cesser. C’est inacceptable. Les autorités administratives, militaires et les personnes reconnues coupables dans ce conflit doivent répondre de leurs actes devant la justice” . Des propos qui dénoncent l’horreur, mais qui interrogent aussi sur la connaissance réelle du terrain par le chef du gouvernement.
En tant que maître d’œuvre du projet « 12 chantiers et 100 actions », Allah Maye Halina semble découvrir que dans certaines localités, l’eau est un luxe, une denrée rare qui parfois fait jaillir le sang. Dans les zones reculées et même en périphérie des villes, cette pénurie est une réalité quotidienne pour des milliers de Tchadiens.
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Chaque goutte d’eau est vitale. Pourtant, Allah Maye Halina semble parler à son ombre lorsqu’il s’étonne de cette situation. La mise en œuvre des chantiers censés améliorer la vie des Tchadiens reste largement théorique, laissant les communautés livrées à elles-mêmes.
Le défi est clair : Allah Maye Halina doit transformer la découverte tardive d’un problème vital en solution tangible. Car pour des milliers de Tchadiens, l’eau est une question de vie ou de mort, et ignorer cette réalité, c’est vraiment parler à son ombre.
HIGDE NDOUBA Martin